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23 août 2012

Affaire Assange : dialogue difficile entre l'Équateur et le Royaume-Uni

Type de publication : Articles

L'Équateur discutera avec le Royaume-Uni seulement si ce dernier cesse de menacer d'entrer de force dans son ambassade londonienne afin d'y arrêter le fondateur du site Internet WikiLeaks, Julian Assange. Le ministre équatorien des Affaires étrangères, Ricardo Patiño, a ainsi répliqué à un communiqué émis lundi par le porte-parole du premier ministre britannique. En fait, le porte-parole a indiqué que le Royaume-Uni cherche une solution diplomatique au conflit, mais refuse de délivrer un sauf-conduit à monsieur Assange tel que le demande l'Équateur. « En vertu de notre législation, nous avons épuisé toutes les possibilités d'appel. Nous avons l'obligation de l'extrader [Julian Assange] vers la Suède et nous avons l'intention de remplir cette obligation », a-t-il précisé dans le communiqué. Ce dernier n'a toutefois pas assuré que son gouvernement ne mènerait aucune action dans les locaux de l'ambassade équatorienne. Il n'en a pas fait mention alors que cette possibilité a été soulevée par le Royaume-Uni quelques jours auparavant. Ricardo Patiño considère donc que le risque d'une intervention britannique demeure présent.

Les pays membres de l'Union des nations sud-américaines (Unasur) et de l'Alternative bolivarienne pour les peuples de notre Amérique (ALBA) ont confirmé au cours de la fin de semaine leur soutien à l'Équateur dans cette affaire. L'Organisation des États américains (OÉA), pour sa part, analysera vendredi prochain la situation. Selon le ministre équatorien, il est « indispensable » que l'OÉA réagisse puisque l'Équateur, l'un de ses membres, est menacé.

Ricardo Patiño a souligné par ailleurs que bien que Quito préfère négocier avec Londres, il n'exclut pas la possibilité de recourir aux instances judiciaires internationales, telles que la Cour internationale de Justice de La Haye, afin de régler ce différend.

Réfugié dans l'ambassade équatorienne depuis le 19 juin, l'Australien Julian Assange a obtenu l'asile politique de l'Équateur jeudi dernier. La Suède réclame son extradition afin qu'il réponde à des accusations de viol et d'agression sexuelle. Monsieur Assange craint que la Suède ne soit qu'une étape menant à une seconde extradition vers les États-Unis où il est recherché pour espionnage et risque la peine de mort. La Suède assure qu'elle ne l'extradera pas aux États-Unis s'il risque une telle peine.

SD

 

Sources :

« RU, firme : Assange no tendrá salvoconducto », El Universal (Mexique), 21 août 2012

« Ecuador busca respaldo de la OEA en caso Assange », El Heraldo, 21 août 2012

« Correa advierte que sería "suicida" arrestar a Assange en la embajada », BBC mundo, 21 août 2012

« Unasur se suma a la ALBA en su respaldo a Ecuador ante la "amenaza" y pide diálogo », EFE, 19 août 2012

Oliviera, Juan Castro, « Unasur exhortó a Ecuador y Gran Bretaña a negociar una solución por Assange », AFP, 20 août 2012

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