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3 mars 2011

Les conflits dans le monde arabe risquent de ralentir l'économie latino-américaine

Type de publication : Articles

Les tensions croissantes en Afrique du Nord et au Moyen-Orient risquent de ralentir l’économie mondiale et d’affecter les performances économiques de l’Amérique latine. C’est du moins ce qu’ont conclu les présidents des banques centrales et de réserve (BCR) du Marché commun du Sud (Mercosur), qui se sont entretenus pour discuter de la conjoncture économique régionale.

Pour les titulaires du BCR, des facteurs particulièrement liés à la crise politique arabe, tels que l'augmentation des prix des produits alimentaires et pétroliers, génèrent des pressions inflationnistes et rendent complexe la gestion de la stabilité macroéconomique. Ainsi, malgré la croissance qui connaissent actuellement plusieurs économies latino-américaines, notamment en raison de la reprise de la demande intérieure, des flux de capitaux importants et de la hausse des prix internationaux des matières premières, la stabilité de la région pourrait se voir menacée par un ralentissement de l’économie mondiale. Cela étant dit, les BCR de la région seraient en train d’élever leur taux d’intérêt dans le but d’augmenter leurs réserves obligatoires et leur capacité de crédit, stimulant de cette façon l’économie. Cette crainte que la monté des prix du pétrole pendant une période prolongée puisse « affecter le rythme de la reprise (économique) de tout le monde » a également été évoquée par le directeur général du Fonds monétaire international (FMI), Dominique Strauss-Kahn, qui se trouve présentement en tourné en Amérique latine.

À l’inverse, malgré les inquiétudes par rapport à la hausse des prix du pétrole, des experts s’attendent pour dire que les pays producteurs et exportateurs de pétrole en Amérique latine - notamment le Brésil, le Mexique, le Venezuela et la Colombie – tirent profit de la conjoncture actuelle. Dans ce sens, une éventuelle pénurie du produit liée aux soulèvements en cours au Moyen-Orient leur serait très profitable, car les entreprises pétrolières latino-américaines pourraient accroître leur production et tirer des revenus accrus de la flambée pétrolière.

Quoiqu’il en soit, la poussée de violences dans le monde arabe et particulièrement en Libye a déjà fait trembler la majorité des bourses latino-américaines. Les résultats négatifs de Wall Street ont eu des effets sur la plupart des marchés boursiers de l’Amérique latine, qui débutent le mois de mars dans le rouge.

FKB

 

Sources:

« Altos precios del petróleo pueden frenar recuperación global (jefe del FMI) », Terra, 28 février 2011.

« Las Bolsas de América Latina comienzan en marzo en rojo, arrastradas por Wall Street »EFE, 1 mars 2011.

« Riesgo de crisis mundial afectaría la economía regional»,La Republica, 26 février 2011.

« Se elevan riesgos de desaceleración económica mundial: Mercosur », Informador, 2 mars 2011.

« Suben los precios del crudo, ganan las petroleras latinoamericanas », Semana, 2 mars 2011.

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