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31 mars 2011

La Banque mondiale voit un " énorme potentiel " dans le secteur agricole latino-américain

Type de publication : Articles

L’Amérique latine, qui possède 28 % de la superficie des terres arables potentielles de la planète, pourrait bien contribuer à résoudre le problème de la hausse des prix des denrées alimentaires, selon un rapport de la Banque mondiale qui a été rendu public samedi dernier lors de l’assemblée annuelle de la Banque interaméricaine de développement (BID) de Calgary (Canada) à laquelle ont assisté une trentaine de ministres des Finances des pays de la région. En effet, ce rapport – intitulé « Hausse de prix des aliments : réponses de l’Amérique latine et des Caraïbes à une nouvelle normalité » – stipule que « des 445,6 millions d’hectares de terre du monde entier qui pourraient être utilisé pour soutenir une expansion des airs cultivés, 123,3 millions (28 %) se trouvent en Amérique latine. » Seule l’Afrique, avec 45 % du total mondial, possède une superficie supérieure de terre cultivable.

En février dernier, pour un huitième mois consécutif, les prix mondiaux des aliments ont atteint un nouveau record, selon les calculs de l’Organisation des Nations unies pour l’alimentation et l’agriculture (FAO). L’Amérique latine dans son ensemble et plus particulièrement les pays de l’isthme centraméricain – qui importent une bonne partie de leurs produits de consommation alimentaire – se trouvent affectés par cette hausse. De plus, le fait que sept Latino-Américains sur dix vivent dans des villes les rend particulièrement vulnérables à de telles hausses.

La région pourrait toutefois profiter de cette augmentation des prix et « faire partie de la solution » en accroissant sa production et ses exportations de produits alimentaires, tel que l’a expliqué Pamela Cox, responsable de la Banque mondiale pour l’Amérique latine et les Caraïbes. En effet, les principaux pays exportateurs potentiels de la région, le Brésil, l’Argentine, l’Uruguay et le Mexique, possèdent un niveau de développement technologique suffisant pour augmenter considérablement leur productivité agricole. Toujours selon la Banque mondiale, l’Amérique latine représentait, en 2009, 14 % du total des exportations agricoles du monde. Toutefois, ce secteur souffre actuellement d’un manque d’infrastructures, de la médiocrité des moyens de transport et d’une faible productivité. Pour l’instant, seule la Colombie affirme s’être mise en marche vers une « révolution agricole ».

GC

 

Sources :

Jordi Zamora, « América Latina puede ser parte de la solución contra el alza de los alimentos », AFP, 26 mars 2011

Louise Egan, « America Latina: ¿la nueva frontera agrícola?», Reuters, 28 mars 2011

« Latinoamérica puede bajar los precios de alimentos »,Infancia Hoy, 28 mars 2011

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