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30 mai 2012

Droits de l'Homme : les États-Unis pointent du doigt Cuba et le Venezuela

Type de publication : Articles

Le Département d'État américain dresse un sombre portrait de la situation des droits de l'Homme en Amérique latine dans un rapport présenté jeudi dernier. Il fait ce constat en raison de la réduction des libertés politiques et de la presse ainsi que de l'augmentation de la corruption et de l'impunité qu'il a notées.

Le rapport dénonce particulièrement le régime cubain de Raúl Castro. Il l'accuse de restreindre la liberté qu'ont ses citoyens de choisir leur gouvernement et de persécuter ceux qui s'opposent au discours officiel. Selon les données qui y sont présentées, en 2011, le nombre de dissidents cubains emprisonnés a doublé : il s'est élevé à 800 en décembre uniquement.

Le ministère cubain des Affaires étrangères rejette « catégoriquement » le rapport américain. Il affirme, dans un communiqué, que « les mensonges contenus dans le document répondent à la nécessité qu'a le gouvernement américain de justifier sa cruelle politique d'embargo envers Cuba, une politique rejetée chaque jour un peu plus à l'intérieur et à l'extérieur des États-Unis ».

Dans le rapport, les États-Unis pointent également du doigt le gouvernement vénézuélien d'Hugo Chávez. Ils l'accusent de « concentrer le pouvoir », de « criminaliser la dissidence », de « réduire la liberté d'expression » et d'être à l'origine d'« assassinats illégaux, incluant des exécutions sommaires, d'actes de torture et de traitement cruels et inhumains ».

Tout comme le gouvernement cubain, le gouvernement vénézuélien récuse « de façon catégorique et indiscutable » ce rapport. Il trouve scandaleux le fait que les États-Unis s'autoproclament « juge planétaire ». Il rappelle qu'un tel comportement nuit aux relations entre le Venezuela et les États-Unis.

D'autres pays latino-américains sont ciblés par le Département d'État américain dans son rapport. Ainsi, le taux élevé d'homicides, les conflits liés à la violence organisée et la corruption de la police font du Honduras le pays centraméricain où la violation des droits de l'Homme est la plus criante. Le crime organisé au Mexique, les nombreuses irrégularités du processus électoral nicaraguayen, les abus des forces de sécurité, la corruption officielle et les atteintes à la liberté de presse en Équateur constituent d'autres exemples de situations problématiques décriées par les États-Unis.

SD

 

Sources :

« Cuba y Venezuela en la "lista negra" », ansa, 24 mai 2012

« Cuba rechaza "categóricamente" informe de EEUU sobre derechos humanos », El Nuevo Heraldo, 24 mai 2012

« Estados Unidos denuncia abusos a derechos humanos en Cuba, Venezuela, México y Honduras », El Universo, 24 mai 2012

Hernández, J.Jaime, « AL, sin respeto por derechos humanos », El Universal, 25 mai 2012 

« No solo Cuba y Venezuela se quejan por informe de EE.UU., Colombia también », Univision, 25 mai 2012

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