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18 mai 2012

Les dirigeants latino-américains condamnent l'attentat perpétré ce mardi en Colombie

Type de publication : Articles

À Bogota (Colombie), la journée de mardi a été assombrie par un attentat perpétré contre le politicien et ex-ministre de l’Intérieur, M. Fernando Londoño. Selon des sources locales, la déflagration se serait produite après qu’un homme ait fait adhérer une bombe à la camionnette blindée dans laquelle se déplaçait M. Londoño. L’incident aurait jusqu’à maintenant couté la vie à deux personnes et causé des blessures à près de 39 autres individus.

À la suite des évènements, le président Juan Manuel Santos a affirmé que son gouvernement travaillerait de rigueur pour identifier et capturer les responsables de l’acte qui, jusqu’à maintenant, n’aurait été revendiqué par aucune organisation. Au moment de convoquer d’urgence un conseil d’État, le général et commandant de la police d’État, M. Luis Martínez, a accusé la guérilla des Forces armées révolutionnaires de Colombie (FARC) d’être derrière les événements. Lorsque la question lui a été posée à savoir si la police détenait des preuves pour incriminer l’organisation qualifiée de terroriste par les États-Unis et l’Union européenne, M. Martínez a assuré que les autorités « détenaient des éléments suffisants pour confirmer ses dires ».

Pour sa part, le maire de Bogota, M. Gustavo Petro, qui se trouvait dans la zone de l’explosion, a affirmé qu’une personne avait été capturée et que des vidéos de l’incident aideraient à faire le point sur cette histoire. Selon lui, il est possible que le crime ait pu être commis par l’un des secteurs extrémistes « intéressé à rompre une quelconque possibilité de paix au sein du pays ». L’hypothèse que l’attentat soit lié à l’entrée en vigueur du traité de libre-échange avec les États-Unis a rapidement été écartée par les autorités.

Lorsqu’ils ont été mis au fait de la nouvelle, les gouvernements d’Amérique latine ont rapidement condamné l’attentat. Le président du Venezuela, Hugo Chávez, a exprimé à travers un communiqué ses condoléances aux amis, victimes ainsi qu’au peuple colombien pour ces « évènements lamentables ». Similairement, le président péruvien, M. Ollanta Humala a exprimé sa solidarité avec les victimes et leurs familles, et a fait le vœu « d’une éradication de la violence et une consolidation de la paix, de la sécurité et du bien-être » au sein de la Colombie. Pour leur part, les gouvernements du Mexique et du Chili ont condamné les actes terroristes, dans toutes ses formes et manifestations. Le Mexique a réitéré à cette occasion sa disposition à coopérer avec la communauté internationale pour prévenir ces actes et les sanctionner.

Le dernier attentat de grande envergure à s’être produit en Colombie remonte au mois d’août 2010. Se produisant quelques jours après l’entrée au pouvoir du président Santos, cette attaque fut attribuée aux FARC.

JM

 

Sources :

« Ex ministro colombiano, estable tras atentado », El Universal/EFE, 16 mai 2012

« Los gobiernos de América Latina condenan el atentado contra Londoño », Europa Press, 16 mai 2012

« Un atentado en Colombia causa dos muertos y 39 heridos », El Economista, 16 mai 2012

Vales, José, « Ex ministro colombiano sale herido en atentado », El Universal, 16 mai 2012

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