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11 août 2011

L'Amérique latine reste à l'abri des turbulences économiques

Type de publication : Articles

La crise économique qui frappe actuellement les États-Unis et l’Europe ne devrait pas avoir d’impact majeur en Amérique latine, selon la Commission économique pour l'Amérique latine et les Caraïbes (CEPALC). Bien qu’une réduction du dynamisme des économies latino-américaines soit prévue, des risques de récession sont exclus, selon Osvaldo Kacef, directeur du développement économique de cette institution.

Dès le lendemain du « jeudi noir » des marchés financiers, alors que les bourses mondiales ont dégringolé, la CEPALC prédisait de trois à quatre ans de faiblesse économique pour les États-Unis et comparait le scénario qui règne dans ce pays à la crise latino-américaine des années 1980. Les risques d’une crise financière comme celle qui a surpris le monde en 2008 et 2009 sont toutefois écartés, d’après Alicia Bárcena, chef exécutive de la CEPALC. Concernant l'Amérique latine et les Caraïbes, particulièrement l’Amérique du Sud, la fonctionnaire a remarqué que ces économies sont en croissance et n’affichent aucun signe de décélération. Pour 2012, la croissance globale pour la région devrait se situer autour de 4,0 %.

En dépit des projections optimistes, M. Kacef affirme que les économies latino-américaines seront touchées à différents niveaux, selon leur degré d’exposition (niveau de commerce et d’investissement) aux États-Unis et à l’Europe. Les inquiétudes portent davantage sur le Mexique, l’Amérique centrale et les Caraïbes. À court terme, ces pays souffriraient de la diminution des importations et des flux de touristes états-uniens dans la région. L’aide étrangère aux petits pays centraméricains et caribéens pourrait aussi être diminuée. M. Kacef a également émis une mise en garde sur les effets indirects de la compression budgétaire américaine pour les pays exportateurs de pétrole (Venezuela et Équateur), de minéraux (Chili et Pérou) et des produits agricoles (Brésil et Argentine). Toutefois, l’attention devrait désormais se tourner vers des pays asiatiques comme la Chine, grande acheteuse de matières premières sud-américaines. Le directeur du développement économique de la CEPALC admet encore le risque de fuite de capitaux, tout en garantissant que les devises étrangères continuent d’affluer vers l’Amérique latine, selon les derniers chiffres de l’organisation.

Devant les problèmes économiques qui touchent les pays développés, les gouvernements latino-américains restent forts, mais non immunisés. La présidente brésilienne, Dilma Rousseff, et le secrétaire mexicain des Finances, Eduardo Cordero, affirment que même si la crise doit s’avérer grave, leurs pays sont prêts à y résister.

FKB

 

Sources:

Andrés Oppenheimer, « El impacto del acuerdo de la deuda de EE.UU. », ABC Digital, 5 août 2011.

« América Latina se siente fuerte pero no inmune ante la crisis », La Tribuna, 9 août 2011.

« Cepal advierte que la volatilidad y el riesgo se mantendrán por incertidumbre en Europa », La Tercera, 9 août 2011.

« Cepal prevé que crisis en EEUU y Europa durará varios años  », Andina, 5 août 2011.

« Considera la Cepal prematuro hablar de una nueva crisis global », La Crónica de hoy, 9 août 2011.

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