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13 octobre 2011

Les entrepreneurs latino-américains montrent un intérêt croissant pour le Sucre

Type de publication : Articles

Le Système unique de compensation régionale (Sucre), une monnaie scripturale utilisée entre les pays membres de l’Alternative bolivarienne pour les peuples de notre Amérique (ALBA), suscite un intérêt grandissant chez les entrepreneurs latino-américains, selon le président du Conseil monétaire régional, Eudomar Tovar.

Lors d’une entrevue accordée à Prensa Latina, monsieur Tovar explique que le Sucre « permet aux entrepreneurs d’économiser des devises étrangères et d’épargner sur les coûts transactionnels ainsi que sur ceux liés aux opérations de change ». En fait, grâce à ce système, les pays de l’ALBA peuvent commercer sans utiliser de devises. Pour ce faire, l’importateur et l’exportateur se mettent d’accord et autorisent leur banque respective à effectuer la transaction. Ensuite, les banques centrales effectuent entre elles le règlement de cette transaction dans un compte courant en sucres.

Eudomar Tovar estime qu’une centaine de compagnies utilisent actuellement ce système. Cette année, cela représente 200 transactions d’une valeur de 127 millions de sucres qui équivalent à près de 160 millions US $ (un sucre équivaut à 1,25 US $). « L’objectif pour 2011 est d’atteindre 300 millions de sucres. Je crois que nous allons y parvenir puisque près de 122 millions de sucres sont actuellement en transit », a précisé monsieur Tovar. En 2010, six opérations commerciales avaient été effectuées avec cette unité d’échange.

Les petites et moyennes entreprises sont les premières séduites par le Sucre puisque ce dernier leur permet d’épargner des sommes considérables en évitant d’effectuer des opérations en dollars américains. Le directeur du bureau équatorien de la Nouvelle architecture financière régionale, Pedro Páez, indique, à titre d’exemple, que l’exportation de pneus de l’Équateur vers la Bolivie coûte en sucres 57 dollars américains au lieu de 587.

Monsieur Páez souligne que ce système est utilisé aussi bien par les États que par les secteurs privé, populaire et coopératif de l’économie. D’ailleurs, à son avis, la solution aux problèmes financiers réside dans l’intégration.

L’accord donnant naissance au Sucre a été signé par la Bolivie, Cuba, la Dominique, l’Équateur, le Nicaragua et le Venezuela en 2009 et les premières transactions dans cette unité ont été réalisées l’année suivante.

SD

 

Sources :

Hernández, Julio et Marta Gómez Ferrals, « Sucres para la integración », bolpress, 10 octobre 2011

« Crece interés empresarial por el sistema Sucre, afirma experto », Prensa Latina, 10 octobre 2011

Hernández, Julio, « Sucres para la integración », Prensa Latina, 8 octobre 2011

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