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17 novembre 2011

L'Uruguay est désormais un créancier du FMI

Type de publication : Articles

L’Uruguay, auparavant débiteur du Fonds monétaire international (FMI), en est devenu l’un des créanciers. À travers l’organisme, quelques dizaines de millions de dollars des fonds uruguayens ont été prêtées à l’Angola et à l’Irlande.

Cette situation tranche avec celle de 2005 alors que le parti uruguayen au pouvoir, le Frente Amplio, avait contracté un prêt auprès du FMI par le biais du programme d’Accord de confirmation. Il était toutefois parvenu à annuler cette dette de 1080 millions US $ l’année suivante.

Six ans après cet épisode, l’Uruguay a changé de catégorie : il fait désormais partie des membres du FMI en mesure de financer d’autres pays en difficulté. Lors de la commission du sénat sur les finances, le directeur du département d’économie de la Banque centrale de l’Uruguay, Umberto Della Mea, s’est d’ailleurs enorgueilli du fait qu’« actuellement, le pays est un créancier net du FMI et non un débiteur ».

L’Uruguay collabore au plan de financement du FMI visant à octroyer des prêts aux pays éprouvant des difficultés financières. « C’est de cette façon que, aussi étrange que cela puisse paraître, l’Uruguay finance des pays comme l’Angola et l’Irlande », a souligné monsieur Della Mea.

Les prêts consentis par l’Uruguay à travers le FMI « ne changent rien aux réserves monétaires du pays puisque l’argent demeure à la disposition de ce dernier et lorsqu’il n’est pas utilisé, il fructifie selon le taux du marché », a-t-il expliqué.

La quote-part de l’Uruguay au FMI est passée de 306,5 à 429,1 millions de droits de tirage spéciaux (DTS) — le DTS est une unité de mesure du FMI basée sur un panier de devises.  Cela correspond à une augmentation de 481,1 à 673,5 millions US $. La quote-part du FMI, déterminée en fonction de l’importance du pays dans l’économie mondiale, constitue une forte proportion des ressources financières de l’organisme et détermine le nombre de voix qu’auront les membres au sein de ce dernier. Puisque l’augmentation de la quote-part de plusieurs pays a été proportionnellement plus élevée que celle de l’Uruguay, ce dernier a vu son nombre de voix diminuer : il est passé de 0,15 % à 0,11 %.

SD

 

Sources :

« Uruguay ahora es acreedor del FMI », Ansa, 14 novembre 2011

Tiscornia, Fabían, « Uruguay se volvió acreedor del FMI; igual podría acceder a US$ 4.000 », El País (Uruguay), 14 novembre 2011

« Uruguay acreedo del FMI », Espectador, 14 novembre 2011

« Uruguay se convirtió en acreedor del FMI », Causa Abierta, 16 novembre 2011

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