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1er décembre 2011

Les terres d'Amérique latine passent aux mains d'intérêts étrangers

Type de publication : Articles

Une étude de l’Organisation des Nations Unies pour l’Alimentation et l’Agriculture (FAO) note, dans 17 pays d’Amérique latine et des Caraïbes, une concentration intense des terres agricoles aux mains de grands propriétaires et la forte présence d’intérêts étrangers lors de l’acquisition de celles-ci. Bien que, selon l’étude, l’achat de terres destinées à la production alimentaire par des étrangers est un phénomène observé principalement en Argentine et au Brésil, l’intérêt pour de telles transactions se porte sur toute l’Amérique latine. 

« Les gouvernements de la région doivent trouver des façons de s’assurer que les processus de concentration de la propriété et de vente de terres agricoles à des investisseurs étrangers n’auront pas d’effet négatif sur la sécurité alimentaire, sur les emplois liés au secteur de l’agriculture et sur le développement de l’agriculture familiale », a souligné l’officier principal des politiques du bureau régional pour l’Amérique latine et les Caraïbes de la FAO, Fernando Soto-Baquero.

Selon le professeur de l’Institut d’études sociales de La Haye, Saturnino Borras, qui a aussi occupé le poste de consultant de la FAO chargé d’analyser les 17 études présentées à ce sujet, il y a « une augmentation de l’intérêt pour les terres de la région autant sur le plan de l’investissement que sur celui de l’acquisition ».

Pour sa part, la spécialiste en développement rural, Martine Dirven, considère qu’en Amérique du Sud une forte proportion des terres sont dans les mains de propriétaires étrangers. « En dix ans, le prix des terres uruguayennes a septuplé et un important mouvement de concentration de la propriété terrienne a été observé en Amérique latine », a-t-elle noté.

Le directeur du Centre péruvien d’études sociales (CEPES), Fernando Eguren, explique que la concentration de la propriété n’est pas seulement un phénomène économique : il s’agit également de la concentration de l’influence et du pouvoir politique dans les zones touchées. « Cela affecte la démocratie », a-t-il dénoncé.

Les 17 pays étudiés étaient l’Argentine, le Brésil, la Bolivie, le Chili, la Colombie, le Costa Rica, l’Équateur, le Guatemala, le Guyana, le Mexique, le Nicaragua, le Panama, le Paraguay, le Pérou, la République dominicaine, Trinité-et-Tobago et l’Uruguay.

SD

 

Sources :

« Procesos de extranjerización de tierra en América Latina, FAO », Ansa, 25 novembre 2011

« Estudio de FAO constata proceso de extranjerización de tierras en A. Latina », abc, 25 novembre 2011

« América Latina, objeto de Fuertes ventas de tierras a extranjeros », EFEAGRO, 28 novembre 2011

« Crece la extranjerización de tierras en toda América latina », Clarín, 26 novembre 2011

« Estudio de la FAO halla intensos procesos de concentración y extranjerización de tierras en América Latina y el Caribe », Oficina Regional de la FAO para América Latina y el Caribe, 24 novembre 2011

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