Bandeau UL

Archives

15 mars 2012

Les envois de fonds vers l'Amérique latine continuent d'augmenter

Type de publication : Articles

Les flux d’envois de fonds que les ressortissants latino-américains résidant à l’étranger font parvenir à leur famille ont augmenté de manière considérable au cours de la dernière année, se rapprochant ainsi des niveaux enregistrés avant la crise financière globale de 2008. Les données mises en relief dans un récent rapport publié par le Fonds multilatéral des investissements (Fomin) de la Banque interaméricaine de développement (BID) montrent qu’en dépit de la situation économique en Europe, les flux d’envois de fonds se seraient stabilisés en 2010 pour atteindre 61 milliards de $ US.

Les experts du Fomin estiment que les envois de fonds en 2011 ont cru de 6 % par rapport à l’année précédente. Dans la région, les principaux pays récepteurs de ces envois de fonds sont le Mexique, avec 22,7 milliards $ US, suivi du Guatemala avec 4,3 milliards $ US et de la Colombie avec 4,1 milliards $ US. Les trois quarts de ces fonds proviendraient des États-Unis. Leur augmentation cette année s’expliquerait par le fait que les migrants ont eu accès à de meilleurs emplois et de plus hautes rémunérations que l’année précédente.

Malgré l’accroissement de ces envois de fonds à destination des familles latino-américaines, les affaires ont été moins profitables que prévu dans 14 des 24 pays de la région. Il semblerait en effet que les récipiendaires de ces fonds soient affectés par les fluctuations du taux de change ainsi que par l’inflation, qui affecte la valeur de l’argent envoyé par les émigrants. Par exemple, les envois de fonds à destination du Brésil, exprimés en réais, ont vu leur valeur chuter de 15 % une fois ajustés à l’inflation et au taux de change.

Les envois de fonds continuent d’être une source de revenus essentielle pour beaucoup de familles de la région. Ceux-ci leur permettent d’atteindre un niveau de vie plus élevé, en contribuant notamment à couvrir une partie des dépenses quotidiennes ainsi qu’au financement de l’éducation, des soins de santé, de logement et dans certains cas, en leur permettant d’investir dans de petites entreprises familiales. Sans cette entrée régulière d’argent, plusieurs familles se situeraient sous le seuil de la pauvreté, selon le Fomin.

JM

 

Sources :

« Las remesas dejan de ser negocio en América Latina », Univision, 13 mars 2012

« Remesas a A. Latina y el Caribe crecieron a US$61.000M en 2011 », AmericaEconomia, 13 mars 2012

« Remesas a Latinoamérica aumentaron 6% en 2011 », Milenio, 9 mars 2012

« US$61 mil millones en remesas recibió A. Latina », El Nuevo Siglo, 13 mars 2012

Abonnez-vous

Pour tout savoir sur l'actualité des Amériques et sur les activités du CEI, entrez votre adresse courriel pour vous abonner à notre liste de diffusion.

Zone audio-vidéo

Vous pouvez visionner et écouter nos productions en format Podcast. Vous pouvez vous abonner ou les écouter sur iTunes.

Calendrier

  • CEI
  • Amériques

Suivez-nous

Suivez nos nouveautés sur notre page Facebook ou en vous abonnant à notre fil RSS. Utilisez les icônes ci-bas.

Nos partenaires

OPALC CRDIP OdA OEA

Conception et réalisation : Centre de services en TI et en pédagogie (CSTIP).
Tous droits réservés. © 2012 Université Laval