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29 septembre 2011

L'ONU s'inquiète de la liberté d'expression au Mexique

Type de publication : Articles

Dans le cadre des allocutions prononcées cette semaine à Genève au Conseil des droits de l’homme de l’Organisation des Nations Unies (ONU), des organisations de la société civile ont dénoncé que le Mexique est devenu le pays le plus dangereux du monde pour les journalistes, avec près de soixante-quatre reporters assassinés et onze disparus au cours des dix dernières années.

L’une de ces organisations, la Press Emblem Campaign, a soulevé ses inquiétudes sur la situation de la presse en Amérique latine en insistant sur le fait qu’une trentaine de journalistes furent assassinés dans la région depuis le début de l’année lors de l’exercice de leurs fonctions. Selon elle, la majorité de ces crimes sont rarement portés en justice. Ces préoccupations sont également partagées par les experts de l’ONU qui présentèrent une série de recommandations pour remédier à une situation qu’ils qualifièrent d’urgente.

Les auteurs du rapport, M. Frank La Rue et Mme Catalina Botero, considèrent que le crime organisé représente la plus grande menace pour la vie et l’intégrité des journalistes, plus spécifiquement ceux qui couvrent les événements concernant la corruption administrative, les violations des droits humains, le narcotrafic ainsi que les problèmes sociaux et politiques. Des reporters de l’ONU et de l’OÉA sur la liberté d’expression ont à cette même occasion lancé un appel urgent à l’État mexicain pour qu’il adopte les réformes nécessaires pour que les délits en la matière soient pris en charge par la juridiction fédérale.

Dans un communiqué, la directrice générale de l’Unesco, Irina Bokova, a également demandé à ce que des « mesures urgentes et énergiques » soient prises par le Mexique pour mettre frein à la violence dirigée contre les journalistes. Selon elle, « il est essentiel pour la démocratie et la restauration de l’État de droit que les journalistes et les chefs de rédaction puissent exercer leur profession sans craindre pour leur vie ». Par ces propos, Mme Bokova faisait référence aux événements entourant le décès de la journaliste mexicaine de 39 ans, María Elizabeth Macías, chef de la rédaction du journal Primera Hora, qui fut retrouvée sans vie le 24 septembre dernier avec un message reliant son meurtre à ses activités journalistiques.

JM

 

Sources :

« La Unesco pide "medidas urgentes" para detener "las matanzas" en México », EFE, 27 septembre 2011

« México es el país con más crímenes de periodistas », Univision noticias/EFE, 27 septembre 2011

« México es el país más peligroso del mundo para los periodistas, según una ONG », EFE, 27 septembre 2011

« ONU y CIDH condenan asesinato de periodista en Nuevo Laredo », Proceso, 27 septembre 2011

Zaldívar Espino, Horacio, « Carta abierta », Vanguardia, 27 septembre 2011

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