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12 janvier 2012

CIDH : le bureau du rapporteur spécial pour la liberté d'expression pourrait disparaître

Type de publication : Articles

L’un des instruments les plus représentatifs du système interaméricain de défense des droits humains en matière de liberté d’expression est présentement en danger. Il s’agit du bureau du rapporteur spécial pour la liberté d’expression, qui dépend de la Commission interaméricaine des droits humains (CIDH). Ce bureau, dirigé par l’ancienne juge colombienne Catalina Botero, est dans la mire de certains gouvernements de la région qui souhaiteraient affaiblir ses fonctions.

Le bureau du rapporteur spécial pour la liberté d’expression a pour mandat de veiller, à travers la production de rapports, d’analyses et de recommandations dirigées aux États membres de la CIDH concernant le respect de ce droit fondamental pour le maintient de la démocratie. Dans le passé, cette vigilance a permis de rétablir certains droits autrement bafoués, notamment en ce qui concerne la liberté de presse. L’institution fonctionne de façon indépendante et ne perçoit aucun financement de la CIDH ou de l’Organisation des États américains (OÉA). Ainsi, afin d’assurer son fonctionnement, l’une de ses fonctions consiste à recueillir ses propres fonds.

Alors que ce bureau est la porte où les journalistes du continent viennent cogner lorsque leur liberté est en danger et que son travail est considéré globalement comme remarquable par plusieurs États membres, certains pays – dont le Venezuela et l’Équateur – ont depuis un certain temps commencé à émettre des réserves à son endroit. Ses attitudes critiques lui ont ainsi valu l’inimitié des présidents Correa et Chávez, qui, à la tête d’un groupe de pays membres de l’OÉA, font la promotion d’un projet qui vise à affaiblir le rôle du bureau du rapporteur en le laissant sans pouvoir réel pour accomplir ses fonctions. Une commission créée par ces pays à la mi-décembre dernière met en relief une série de recommandations. Le texte sera évalué par le Conseil permanent de l’OÉA le 15 janvier prochain.

L’Équateur, par l’entremise de son ambassadrice devant l’OÉA, a signalé qu’elle souhaitait dédramatiser le rapport du Groupe de travail et qu’il ne visait pas à porter atteinte à cette institution. Selon la représentante, les changements recommandés pour le bureau du rapporteur ne viseraient qu’à « renforcer », le système interaméricain des droits de l’Homme.

JM

 

Sources :

« Alertan de intento por debilitar Relatoría para Libertad de Expresión », La Cronica de Hoy, 8 janvier 2012

« Defender la libertad de expression », El Espectador, 2 janvier 2012

« Ecuador: no se busca afectar a Relatoría », El Comercio, 11 janvier 2012

« Matar al mensajero », Semana, 7 janvier 2012

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