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7 avril 2011

L'OÉA demande la suspension de la construction d'un barrage hydroélectrique en Amazonie

Type de publication : Articles

Mardi dernier, la Commission interaméricaine des droits de l’homme (CIDH) a exhorté le gouvernement brésilien de suspendre immédiatement les travaux de construction d’un gigantesque barrage hydroélectrique jusqu’à ce que des réponses satisfaisantes aux préoccupations des habitants concernés par le projet soient apportées.

Par cette décision, la Commission a estimé que le Brésil devait suspendre le processus d’octroi de permis pour la construction du projet Belo Monte, afin que soient consultées les populations locales, que soient mises à leur disposition des études d’impact environnemental et que soient adoptées des mesures préventives en faveur des groupes indigènes de la région, dont certains vivent de façon isolé dans la région. Les groupes écologistes qui s’opposent au projet craignent des dommages irréparables à l’écosystème du fleuve Xingú, l’un des principaux affluents de l’Amazonie. Pour leur part, les communautés autochtones ont protesté puisque la construction de ce barrage nécessitera la submersion de 400 kilomètres carrés de terre et le déplacement de près de 50 000 personnes, incluant une dizaine de peuples indigènes.

De son côté, le gouvernement brésilien a qualifié la requête de « précipitée et injustifiée » dans une note officielle expédiée mardi dernier. Le ministre des Affaires étrangères du pays, M. Antonio Patriota, a affirmé que le Brésil est un exemple en matière environnementale et de protection des droits de la personne. À son avis, la réaction de la Commission ne peut que « décourager les pays qui font plus d’efforts, car quand ceux-ci ne sont pas reconnus, plusieurs pourraient croire préférable de ne rien faire ». Le gouvernement brésilien a également assuré que les études d’impact social et environnemental ont déjà été réalisées et approuvées par divers organismes et que la population touchée par les chantiers a préalablement été consultée.

Selon la porte-parole de la CIDH, Maria Isabel Rivero, « de telles recommandations sont diffusées dans des cas urgents, lorsqu’un dommage irréparable menace des communautés ». La recommandation n’aurait cependant aucun pouvoir contraignant et l’OÉA ne pourrait obliger le Brésil à la mettre en application. Si le barrage s’avérait être construit tel que prévu, le projet couterait 11 G US$ et deviendrait le troisième plus grand barrage hydroélectrique au monde.

JM

 

Sources :

Barbassa, Juliana. « Barrage en Amazonie : victoire pour les opposants », Métro avec The Associated Press, 5 avril 2011

« Brasil podría suspender represa. La OEA pidió a Brasil que suspenda la construcción de una represa en el Amazonas que perjudica el medio ambiente y a las comunidades locales. », Voz de América, 6 avril 2011

« Brésil : la CIDH demande l’arrêt de la construction du barrage de Belo Monte », AFP, 5 avril 2011

« OEA solicita a Brasil la suspensión cautelar de obras de represa en Amazonía », EFE, 5 avril 2011

« Patriota dice que la OEA “desanima” a quienes velan por la ecologia y los derechos individuales », EFE, 6 avril 2011

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