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9 juin 2011

La victoire d'Ollanta Humala sème la panique à la Bourse de Lima

Type de publication : Articles

Dimanche dernier, le candidat de la gauche nationaliste, Ollanta Humala, a remporté le second tour des élections présidentielles péruviennes contre son adversaire de droite, Keiko Fujimori. Le gagnant a obtenu 51,5 % des voix alors que sa rivale en a obtenu 48,5 % : une différence d’environ 400 000 votes sépare les deux candidats. Selon plusieurs analystes, Ollanta Humala a été forcé de modérer son image d’homme trop à gauche, lui qui avait été défait lors des élections présidentielles de 2006 pour avoir manifesté trop explicitement son admiration envers le président vénézuélien, Hugo Chavez. En 2011, Ollanta Humala a présenté un programme d’inspiration sociale-démocrate et a proposé un style de gouvernement s’apparentant davantage à celui de l’ex-président brésilien, Luis Inacio Lula da Silva.  

Tout au long de la journée de lundi, Ollanta Humala a reçu les félicitations des mandataires et des gouvernements latino-américains pour sa victoire. Le président bolivien, Evo Morales, a déclaré que « le grand triomphe de Humala était le résultat de la lutte du peuple pour sa dignité et sa souveraineté ». Depuis la capitale salvadorienne, où il assiste à l’assemblée générale de l’Organisation des États américains (OEA), le sous-secrétaire d’État états-unien pour l’hémisphère occidental, Arturo Valenzuela, a félicité le président élu pour son triomphe lors d’une journée électorale « qui s’est réalisée de manière pacifique et exemplaire ». Aussi, Ollanta Humala a notamment été félicité par les gouvernements de l’Argentine, du Chili, du Guatemala, du Panama, de l’Équateur, du Mexique, de même que par le secrétaire général de l’OEA, José Miguel Insulza.

Moins de 48 heures après son élection, Ollanta Humala a dû appeler ses compatriotes au calme après que la Bourse de Lima eut chuté de 12,45 % durant la journée de lundi. Afin de rassurer les investisseurs, le président élu prévoit notamment effectuer une visite au Chili dans le but de dissiper les craintes voulant qu’une éventuelle relation conflictuelle entre les deux pays voisins, ce qui serait néfaste pour l’économie péruvienne.   

GC


Sources :

Bianca Frigiani, « Humala desea visitar Chile antes asumir presidencia Perú: Piñera », Reuters, 7 juin 2011

« Humala conquista la Presidencia de Perú », AP, 7 juin 2011

« Humala pide "calma" a Perú, tras desplome que sufrió ayer la Bolsa de Lima », EFE, 7 juin 2011

« Humala recibe felicitaciones de presidentes y gobiernos »,AP, 7 juin

« Humala triunfó por estar más cerca de Lula que de Chávez», DPA, 7 juin 2011

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