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20 octobre 2011

Occupy Wall Street : les " indignés " latino-américains emboîtent le pas

Type de publication : Articles

Samedi dernier, le mouvement de contestation pacifique « Occupy Wall Street » a mobilisé des citoyens dans près d’une centaine de villes en Amérique latine. Des manifestants de tous les pays de la région, à l’exception de Cuba, étaient au rendez-vous pour unir leurs voix au mouvement teinté de revendications multiples. 

En République dominicaine, les « indignés » ont marché pour exiger que soit dédié à l’éducation 4 % du produit intérieur brut du pays. Au Brésil, certains ont dénoncé le fait que la Coupe du monde de football 2014, tout comme les Jeux olympiques de 2016, soient organisés d’une façon à « bénéficier uniquement les intérêts des riches et des gouvernants ». Au Guatemala et au Honduras, les protestations ont été principalement dirigées contre les grandes corporations et la classe politique.

Les regroupements « Opposition libre » au Costa Rica ainsi que le « Front national pour la défense des droits économiques » (Frenadeso) au Panama se sont chargés d’organiser les manifestations dans leur pays respectif, tandis qu’au Chili, où le mouvement étudiant fait pression sur le gouvernement depuis bientôt cinq mois, une marche aurait rassemblé dans les rues de Santiago près de 10 000 personnes, selon les autorités.

Envisager « une révolution éthique, un changement de cap dans le système » fut l’objectif mis de l’avant par les manifestants de la marche qui eut lieu à Lima (Pérou). Au Paraguay, les revendications se seraient plutôt articulées autour de la réforme agraire et du système financier.

Du côté des dirigeants, la présidente brésilienne Dilma Rousseff a déclaré lors d’un discours officiel prononcé à Porto Alegre (Brésil) que son gouvernement était en accord avec le mouvement global. « Nous sommes d’accord avec quelques-unes des revendications que certains groupes ont exprimé à travers le monde, les manifestations que nous voyons aux États-Unis et dans d’autres pays ». Dans le même ordre d’idées, le président vénézuélien Hugo Chavez a dénoncé « l’horrible répression » des États-Unis, en faisant référence aux manifestants actuellement détenus en prison, selon des propos diffusés à la télévision publique vénézuélienne.

Le président américain, M. Barack Obama, se serait pour sa part montré sympathique envers la cause en déclarant « comprendre la frustration des “indignés” qui manifestent depuis plusieurs jours à Wall Street et dans d'autres villes des États-Unis ». Selon lui, « ces manifestants expriment une suspicion plus largement partagée envers la manière dont fonctionne notre système financier ».

JM

 

Sources :

Duperron, Audrey, « Occupy Wall Street et les Indignados : que veulent-ils? », Express, 10 octobre 2011

« Indignados en Brasil: manifestaciones son pacíficas y cuentan con el apoyo de presidenta », La Tercera/Ansa, 15 octobre 2011

« Indignados también protestan en América Latina », El Universo, 14 octobre 2011

« Los ‘indignados’ latinoamericanos se unen a la protesta mundial del 15 de octubre », Americaeconomica, 19 octobre 2011

« Obama compare Indignés et Tea Party », Le Figaro/AFP, 18 octobre 2011

« Obama s'en prend aux banques et comprend les indignés de Wall St », Zonebourse/Reuters, 6 octobre 2011

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