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10 novembre 2011

Élections en Amérique centrale : entre changement et continuité

Type de publication : Articles

Dimanche dernier, les citoyens du Guatemala et du Nicaragua ont été appelés aux urnes pour élire leurs présidents. Sans surprise, les candidats favoris dans les sondages ont été portés au pouvoir.

Au Guatemala, c’est le général retraité Otto Pérez Molina, du Parti Patriota (PP) qui a obtenu la victoire au deuxième tour avec 54,16 % des votes. Représentant les intérêts des secteurs conservateurs de la société guatémaltèque, il succèdera au social-démocrate Alvaro Colom pour une période de quatre ans.

Le secrétaire général de l’Organisation des États américains (OEA), M. José Miguel Insulza, a félicité ce lundi le Guatemala pour le bon déroulement de la journée électorale, qui reflète l’engagement du pays à « renforcer l’institution démocratique ». Les observateurs de l’OEA dans ce pays dirigés par M. José Octavio Bordón ont souligné la tranquillité qui régnait dans les bureaux de vote, un facteur qui a favorisé une participation citoyenne supérieure à 60 %. Malgré la légalité du scrutin et la normalité du déroulement du processus électoral dans les bureaux de vote observées par l’organisme, la mission d’observation de l’OEA a toutefois critiqué l’absence de transparence sur l’origine du financement reçu par les partis politiques au Guatemala et a insisté sur l’importance d’adopter des mesures qui éradiqueraient cette faiblesse.

Au Nicaragua, le commandant sandiniste Daniel Ortega fut réélu pour un troisième mandat avec plus de 63 % des votes. L’élection fut considérée par certains comme étant inconstitutionnelle, puisque les lois de ce pays interdisent une seconde réélection consécutive. Toutefois, les membres de la Cour suprême du pays ont tout de même donné leur aval à la candidature de M. Ortega.

Le chef de la délégation de l’OEA, M. Dante Caputo, a dénoncé les entraves qui ont empêché son personnel en mission d’observation d’entrer dans 20 % des 52 bureaux de vote qu’il avait sélectionné pour vérifier la transparence du processus électoral. Devant ce constat d’irrégularité, l’opposition a exigé de nouvelles élections et des centaines de citoyens consternés ont manifesté ce mardi à Managua.

Les deux présidents font maintenant face à des défis de taille pour le développement de leur pays. Alors que la propagation du crime organisé s’intensifie au Guatemala, la pauvreté est toujours aussi criante au Nicaragua, où prèsque la moitié de la population subsiste avec moins de 1,15 $ par jour.

JM

 

Sources :

Aguilar Valenzuela, Rubén, « Guatemala y Nicaragua, nuevos presidentes », El Economista, 9 novembre 2011

« La OEA felicita a Guatemala por el desarrollo de las elecciones presidenciales », Europapress/Latam, 9 novembre 2011

« La oposición exige nuevas elecciones en Nicaragua ante las denuncias de irregularidades », RTVE/EFE, 9 novembre 2011

« OEA critica a Guatemala por financiamiento », El Universo/AFP/EFE, 8 novembre 2011

Peña, María, « Elecciones Nicaragua y Guatemala no deben alterar apoyo EEUU, según expertos », ABC/EFE, 7 novembre 2011

Toledo, Lizette, « Trabas a delegación de la OEA en Nicaragua », Aeronoticias, 8 novembre 2011

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