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3 novembre 2011

Papetière UMP : nouvelles tensions entre l'Argentine et l'Uruguay

Type de publication : Articles

La papetière UMP, située sur les rives du fleuve Uruguay du côté uruguayen de la frontière avec l’Argentine, est à nouveau au cœur d’une polémique occasionnant des tensions diplomatiques entre les deux pays. Cette fois-ci, les délégués uruguayens de la « Commission administrative du fleuve Uruguay » (CARU) accusent les représentants argentins de freiner la publication des résultats des évaluations environnementales réalisées récemment par la Commission. Les échantillons prélevés à des fins d’analyse par un laboratoire canadien, permettant de déterminer si les rejets industriels contaminent ou non le fleuve, auraient été rendus disponibles auprès des représentants argentins depuis plus d’un mois.

Les allégations selon lesquelles l’Argentine « bloquerait » la publication des résultats des mesures de surveillance – qui en théorie bénéficieraient la position uruguayenne – créent un « malaise » auprès de la présidence uruguayenne. L’administration uruguayenne soutient que l’Argentine devait rendre publics les documents en question après les élections présidentielles, afin d’éviter de faire réagir les électeurs de la région de Gualeguaychú concernés par la problématique. Or, dix jours après la réélection de la présidente Cristina Fernández de Kirchner, aucune réponse n’a été donnée et les rapports n’ont toujours pas été divulgués. Selon Gastón Silberman, président de la délégation uruguayenne à la CARU, des négociations ont eu lieu avec les principaux intéressés la semaine dernière, mais aucune n’a abouti à un consensus.

Le ministère des Affaires étrangères argentin, Héctor Timerman, n’a pas répondu en public aux plaintes parvenues de Montevideo, mais, selon des sources non officielles, il aurait déjà ouvert un dialogue avec son homologue uruguayen, M. Luis Almagro, afin de trouver une solution.

Les tensions engendrées dans cette affaire auraient débuté en 2006, lorsque le gouvernement uruguayen de l’époque a autorisé l’installation de cette usine de pâte à papier aux abords du fleuve limitrophe sans l’accord de l’Argentine. Le gouvernement argentin aurait par la suite manifesté son mécontentement auprès de la Cour internationale de Justice de La Haye. Celle-ci s’était prononcée en affirmant que l’Argentine n’était pas en mesure de fournir la preuve que la construction de l’usine présenterait un risque de préjudice économique et social irréparable et que la pollution émanant de ses activités serait de nature à causer des dommages irréparables au fleuve Uruguay.

JM

 

Sources :

« Argentina impide divulgar monitoreo de UMP, denuncia Uruguay », Ansa Latina, 1er novembre 2011

« Botnia: desde Uruguay dicen que Argentina oculta análisis », El Cronista, 2 novembre 2011

« Dicen que Argentina ocultaría datos sobre la pastera UPM », La Voz Noticias/Agencia DYN, 2 novembre 2011

Dinatale, Martín, « Botnia: polémica por el monitoreo », La Nacion, 2 novembre 2011

Niebieskikwiat, Natasha, « Argentina y Uruguay siguen sin informar si Botnia contamina », Clarin, 2 novembre 2011

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