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17 novembre 2011

Les changements climatiques inquièteraient davantage l'Amérique latine que les pays anglo-saxons

Type de publication : Articles

Une étude réalisée par l’Institut Reuters de l’Université d’Oxford, qui a analysé 3000 articles de périodiques recueillis au sein de six pays, a démontré que 80 % des propos sceptiques aux changements climatiques se partagent entre les États-Unis et le Royaume-Uni. Pour les chercheurs, la présence accrue de ces opinions critiques dans les médias anglo-saxons pourrait s’expliquer par la présence de politiciens épousant un discours sceptique, l’existence d’intérêts organisés qui orientent le discours ainsi que la réception des médias partisans à l’enjeu en question.

Le très faible taux de propos sceptiques dans la presse brésilienne — entre 1 et 3 % dans les journaux Folha de São Paulo et O Estado de São Paulo comparativement aux périodiques américains New York Times et Wall Street Journal qui affichaient un taux allant de 13 à 40 % — pourrait, selon les chercheurs, expliquer pourquoi les Brésiliens se disent plus préoccupés par les changements climatiques que les Américains.

Selon ce que révèle une autre enquête menée par la firme Gallop dans une centaine de pays, l’inquiétude vis-à-vis le réchauffement climatique semble également être partagée par les autres pays d’Amérique latine, plus particulièrement par la Colombie, l’Équateur, le Mexique et le Venezuela. Un sondage récent conduit par l’entreprise Nielsen auprès de 25 000 internautes de 51 pays conclut également que des préoccupations associées à cet enjeu sont exprimées par 90 % des personnes latino-américaines consultées, alors que la moyenne à l’échelle globale fut de 69 %. Selon ce dernier sondage, la plus grande inquiétude des Latino-américains s’expliquerait par le fait que l’Amérique latine a expérimenté dans une plus grande mesure les impacts des phénomènes climatiques dévastateurs attribués aux changements climatiques au cours des dernières années, tels que les pluies diluviennes, les inondations, les ouragans ou les graves sécheresses qui ont frappé certaines zones de la région.

M. James Painter, l’auteur principal de l’étude de l’Institut Reuters, a déclaré à BBC Mundo qu’il n’existait pas de lien direct entre l’apparente inquiétude des Latino-américains pour les changements climatiques et la pression exercée sur les gouvernements pour qu’ils prennent des mesures en conséquence. Selon lui, les Latino-américains pourraient tout simplement exprimer leurs inquiétudes en général avec plus de facilité comparativement à d’autres nations. Par ailleurs, le faible taux de scepticisme pourrait provenir du fait que peu de politiciens ou d’experts remettent en question les changements climatiques au sein de cette région.

JM

 

Sources :

Dickson, David, « Climate sceptics get less press in developing countries », SciDev, 11 novembre 2011

« Major National Differences In Reporting Of Climate Scepticism Says Study », ENews Park Forest, 10 novembre 2011

Martins, Alejandra, « América Latina, "la menos escéptica sobre el cambio climático" », BBC Mundo, 16 novembre 2011

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