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16 février 2011

L'Argentine défend sa souveraineté devant les États-Unis

Type de publication : Articles

Cette semaine, le conflit diplomatique opposant l’Argentine aux États-Unis au sujet de l’introduction par les Forces aériennes américaines d’un chargement non-déclaré continue de prendre de l’ampleur. L’affaire a débutée le 10 février dernier à l’Aéroport international d’Ezeiza, lorsque des armes, des stupéfiants, des médicaments narcotiques ainsi que du matériel de télécommunication hautement sophistiqué fut découvert et saisi par les autorités argentines. 

L’avion en question transportait normalement des instructeurs ainsi que du matériel nécessaire dans le cadre d’une formation destinée au Groupe d’intervention spéciale de la Police fédérale argentine, prévue pour la fin du mois de février. Alors que le stage ainsi que le contenu du chargement de l’avion avait été préalablement approuvés par le gouvernement argentin, près du tiers du matériel contenu dans l’avion militaire ne coïncidait pas avec la liste remise aux autorités. De ce fait, le ministère des Affaires étrangères argentin a accusé lundi dernier les États-Unis de « tentative d’espionnage et d’entrée sur le territoire argentin avec des substances illicites ».

Le ministre argentin des Affaires étrangères a rappelé dans un communiqué que les forces aériennes étasuniennes avaient déjà essayé, en août dernier, d’introduire une cargaison d’armes en se soustrayant au contrôle douanier de l’Argentine. Il a ajouté qu’il espérait que l’ambassade américaine ait pris en compte cette réprimande dans l’espoir que cela ne se reproduise. Matthew Rooney, qui dirige le secteur des politiques économiques régionales du département d’État américain, a affirmé qu’il s’agissait d’un malentendu causé « par un problème au niveau des documents » et a soutenu « qu’il n’y a eu aucune intention de la part des États-Unis d’introduire de façon illégale du matériel en Argentine ».

De son côté, la présidente de l’Argentine, Cristina Fernández de Kirchner, a réclamé ce lundi des explications. Une note de protestation formelle a été envoyée à l’ambassade étasunienne dans laquelle elle a exigé des excuses, a averti que le matériel saisi ne serait pas retourné et a demandé au gouvernement de M. Obama de collaborer dans le processus d’enquête. La présidente s’est déclarée plus disposée que jamais à défendre la souveraineté de son pays. Le porte-parole du département d’État, Philip Crowley, a répliqué de son côté en conférence de presse que les États-Unis n’avaient pas d’excuses à présenter à l’Argentine et espéraient que cette affaire se résolve le plus tôt possible.

Cet incident n’améliore pas les relations entre les deux pays, déjà ternies par la décision de Barack Obama de ne pas effectuer une escale sur le sol argentin à l’occasion d’une tournée latino-américaine prévue en mars prochain.

JM

 

Sources :

« Cristina defiende soberania ante EE.UU », AP, AFP Y La Nacion/GDA, 16 février 2011

« EEUU “no tiene por qué presentar excusas” a Argentina », El Universal, 16 février 2011

Esposito, Benjamin. « Les dures accusations de l’Argentine contre l’armée américaine », Amérique 24, 14 février 2011

« El Gobierno quiere que EEUU ‘‘pida disculpas’’ por el caso del avión », Los Andes, 16 février 2011

Fortin, Oscar. « Un chargement d’armes USA non déclarées en Argentine », Centpapiers, 14 février 2011

Verbitsky, Horacio. « Seguro que no », El Correo, 13 février 2011

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