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23 février 2011

L'Amérique latine divisée sur la question libyenne

Type de publication : Articles

Alors que le 11 février dernier la quasi-totalité des leaders latino-américains ont salué la chute de Hosni Moubarak en Égypte, une telle vague unanime de condamnations ne s'est toutefois pas produite devant les manifestations en Libye. En effet, Cuba, le Venezuela et le Nicaragua ont gardé une certaine prudence vis-à-vis des critiques exprimés par d’autres leaders latino-américains contre le régime de Mouammar Kadhafi.

Le Brésil, le Chili, le Costa Rica, l’Argentine, le Paraguay et le Pérou ont ouvertement condamné la répression violente des manifestants libyens. Le Pérou est par ailleurs devenu le premier État à rompre « toute relation diplomatique avec la Libye, tant que ne cessera pas la violence contre le peuple libyen », a affirmé le président péruvien, Alan Garcia.

À l’inverse, affichant des divisions latino-américaines par rapport au conflit arabe, l’ancien dirigeant cubain, Fidel Castro, a suggéré qu'il était trop tôt pour émettre des critiques, malgré la répression brutale des mouvements de protestation qui a fait au moins 1000 morts. Selon lui, il faudrait désormais attendre ce qui relève « de la vérité ou du mensonge » de tels renseignements. Le révolutionnaire cubain a d’ailleurs fermement soutenu que les États-Unis et l'Organisation du traité de l’Atlantique Nord (OTAN) seraient en train de planifier une invasion imminente dans le pays d'Afrique du Nord.

Du côté vénézuélien, le président Hugo Chávez, qui entretient des liens étroits avec Mouammar Kadhafi, s'est dit inquiet par la situation « dans le pays frère ». Toutefois, la rumeur d'un départ du mandataire libyen vers Caracas (Venezuela) a été démentie. 

Le président du Nicaragua, Daniel Ortega, peu après l'annulation de près de 200 millions de dollars de dette de son pays à l'égard de la Libye, a exprimé sa solidarité avec M. Kadhafi, en soulignant la « grande bataille » que celui-ci était en train de livrer. « Il cherche à dialoguer, mais en défendant l'intégrité de la nation, pour qu'elle ne se désintègre pas, pour éviter le chaos », a-t-il déclaré. Le gouvernement bolivien s’est quant à lui limité à lancer un appel pour une solution pacifique à la crise arabe, tout en regrettant la perte de plusieurs vies.

L’Organisation des Nations Unies (ONU) a estimé que la répression meurtrière des manifestations contre le régime libyen pourrait constituer un crime contre l'humanité.

FKB

 

Sources:

Alexandra Olson et Andrea Rodriguez, « Les alliés de Kadhafi se portent à sa défense », Métro, 22 février 2011.

« Condena de Latinoamérica », El diario de Yucatan, 23 février 2011.

« Kadhafi rompe armonía latinoamericana sobre revoluciones en el mundo árabe », Terra, 22 février 2011.

« La ONU dice que Libia puede haber cometido crímenes contra la humanidad », EFE, 23 février 2011.

 « Libye: l'Amérique latine divisée », Ansalatina, 15 février 2011.

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