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3 mars 2011

Crise libyenne : les divergences persistent au sein des Amériques

Type de publication : Articles

Alors que les États-Unis, l’Union Européenne et l’ONU exhortent le leader libyen Mouammar Kadhafi à quitter le pouvoir immédiatement, les nations des Amériques affichent toujours leurs divisions par rapport à la situation qui sévit au pays africain.

Le Venezuela, Cuba et le Nicaragua se sont notamment affichés contre la suspension de la Libye au Conseil des droits de l’Homme, suite à la décision prise à l’unanimité par les pays membres de l’Organisation des Nations Unies (ONU) lors de l’Assemblée générale tenue à New York mardi dernier. Ces trois pays ont également mentionnés leurs craintes qu’une invasion militaire de la Libye par les Etats-Unis s’apparente à « une occasion de profiter de la situation pour exploiter les ressources naturelles que possède le peuple libyen ». L’ambassadeur Cubain, Pedro Núñez, a prêché de sont côté pour « une alternative pacifique et souveraine de ce peuple qui ne nécessite aucune intervention étrangère, du fait qu’une intervention de pays tiers pourrait résulter en des milliers de décès et de graves conséquences pour l’économie mondiale ».

Par ailleurs, le président Chavez a dit vouloir mettre de l’avant une commission « de pays amis » qui se rendrait en Lybie afin de s’entretenir avec les leaders de l’opposition avec l’idée de parvenir à une solution pacifique pour mettre fin au conflit. Le président de l’Équateur, M. Rafael Correa, a annoncé qu’il envisageait la possibilité de se joindre à cette commission, tout en maintenant une position officielle très prudente sur la question, en réitérant la nécessité de respecter l’auto-détermination des pays, face à une quelconque possibilité d’intervention externe.

Les États-Unis, qui s’apprêtent à positionner des navires de guerre au large des côtes libyennes, ont depuis les derniers jours accentué la pression dans l’espoir de faire plier Mouammar Kadhafi. La secrétaire d’État Hillary Clinton aurait affirmé, devant la commission des Affaires étrangères de la chambre des représentants, que les enjeux sont élevés et que d’ici les prochains jours, « la Libye pourrait devenir une démocratie pacifique ou s’enfoncer dans une guerre civile prolongée ». Elle a assurée que son gouvernement continuera de faire pression sur le régime jusqu’à la chute de son leader. Cette annonce fait suite aux pressions économiques annoncées vendredi par la Maison Blanche, dont le blocage de 30 G US$ d'actifs libyens.

JM

 

Sources :

« Aumentan voces de condena a Gadafi en América Latina », El Universal, 1er mars 2011

« Chávez: Comisión de países amigos para solucionar conflicto en Libia », El Nacional, 1er mars 2011

« Ecuador anuncia que desea sumarse a comisión de amigos de Libia », El Universal, 1er mars 2011

« El efecto Gadafi en América Latina », Infolatam, 27 février 2011

« Venezuela, Cuba y Nicaragua se desmarcan de la condena latinoamerica a Gadafi », Tribuna Latina, 2 mars 2011

« Washington accentue ses pressions pour faire plier Kadhafi », Le Monde avec AFP et Reuters, 2 mars 2011

« Washington promette presionar a Muamar Gadhafi hasta que renuncie », El Informador (Mexique), 2 mars 2011

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