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7 avril 2011

L'Équateur déclare " persona non grata " l'ambassadrice américaine à Quito

Type de publication : Articles

Après avoir déclaré mardi dernier « persona non grata » l'ambassadrice des États-Unis à Quito, Heather Hodges, le président équatorien Rafael Correa craint des représailles américaines.

Le chef de l’État andin a réclamé le départ de Mme. Hodges, suite à la publication par Wikileaks de messages diplomatiques américaines faisant état de corruption au sein de la police équatorienne. Selon des informations diffusées en 2009, l’ambassadrice aurait affirmé que Rafael Correa avait nommé un commandant de police, Jaime Hurtado, même en le sachant corrompu ce que le gouvernement équatorien a démenti. Le président Correa s’est montré indigné par l’ingérence de la fonctionnaire dans les affaires internes de son pays ainsi que par ses explications insuffisantes au sujet du câble diplomatique qu’elle estimait « volé ». Selon lui, « le colonialisme en Amérique latine est terminé et l'Équateur veillera à protéger sa dignité et sa souveraineté ». M. Correa compte sur l’appui des pays de l'Union des nations sud-américaines (Unasur).

M. Correa a toutefois souhaité que l’épisode « ne nuise pas aux relations entre les États-Unis et l'Équateur ». De son côté, le ministre équatorien des Affaires étrangères, Ricardo Patiño, s’est empressé de souligner que le renvoi de l'ambassadrice ne signifiait pas la rupture des relations entre son pays et les États-Unis.

La mesure a été qualifiée « d’injustifiée » par Washington qui s’apprête à examiner toutes les options possibles pour y répondre. Aux yeux d’Elliot Engel, membre de la Chambre des représentants des États-Unis pour le parti démocrate, l'expulsion « décevante et contre-productive » de Heather Hodges, l'une des diplomates américaines « les plus expérimentées et talentueuses », met en péril le rétablissement des avantages douaniers octroyés par les États-Unis aux pays andins. Ces avantages, consignés dans l’Accord commercial préférentiel andin pour l’éradication de la drogue (APTDEA), incluent notamment des droits de douane préférentiels pour certains produits andins aux États-Unis.

D’après M. Engel, bien qu’on accorde à M. Correa  le « bénéfice du doute », il fait désormais partie du « club restreint de dirigeants » ayant expulsé des ambassadeurs américains. Depuis son arrivée au pouvoir en 2007, il s'agit de la troisième fois que le gouvernement de M. Correa expulse un ambassadeur américain en Équateur.

FKB

 

Sources:

« Correa acusa a EE.UU. de espiar a la Policía de Ecuador », EFE, 5 avril, 2011.

« Correa insta apoyo de Unasur ante posibles represalias de EEUU », Prensa latina, 6 avril 2011.

« La expulsión de la embajadora de EEUU pone en peligro las preferencias andinas, dice un congresista », EFE, 5 avril 2011.

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