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17 juin 2011

Accès à la mer : timide début de dialogue entre la Bolivie et le Chili

Type de publication : Articles

La Bolivie espère reprendre bientôt le dialogue bilatéral avec le Chili, mais sans se priver de saisir la justice internationale pour obtenir son accès à la mer. 

Au moins deux réunions entre les pays voisins devront avoir lieu cette année pour discuter de l’agenda de 13 points établi en 2006 comme un mécanisme bilatéral de consultation politique autour de plusieurs thèmes, dont la question de l'accès bolivien à la mer. Cet agenda avait permis un rapprochement entre les deux nations, qui n'ont pas de relations diplomatiques officielles depuis 1962.

Toutefois, depuis le mois de mars, les relations entre les deux voisins sud-américains semblent avoir fait marche arrière. Alors que le président bolivien Evo Morales avait averti que les portes de la Bolivie étaient ouvertes au dialogue, il a réaffirmé son « droit souverain à explorer d’autres possibilités » pour trouver une solution au conflit historique de l’accès sur l’Océan Pacifique, incluant le recours à la justice internationale. Cette position a d’ailleurs été réitérée par huit ex-ministres des Affaires étrangères, incluant l’ancien chef de la diplomatie bolivienne, Gustavo Fernandez Paceña, qui a affirmé que la perte du débouché maritime s’avère être une « blessure à l'intégration et une menace à la paix régionale ».

Lors de l’Assemblée générale de l’Organisation des États américains (OÉA), qui s’est tenue récemment au Salvador, La Paz avait demandé à Santiago de soumettre une proposition écrite pour régler le différend, mais le président du Chili, Sebastián Piñera, a donné une fin de non-recevoir à la demande bolivienne. M. Piñera a affirmé que son gouvernement serait prêt à dialoguer seulement si la Bolivie respectait la souveraineté chilienne, ainsi que le Traité de 1904, qui fixe les limites entre les deux États. Le ministre bolivien des Affaires étrangères, David Choquehuanca, est revenu de cette rencontre en refusant de répondre aux déclarations de M. Piñera, tout en préférant répliquer à l’intervention de son homologue chilien, Alfredo Moreno, qui a affirmé que le Chili ne serait pas ouvert à offrir des « cadeaux » à la Bolivie. Le diplomate bolivien a par la suite répondu que la Bolivie ne s’attendait pas à ce que le Chili lui donne la sortie maritime en tant que « cadeau », mais plutôt qu’il restitue « sa qualité maritime », « volée » il y a 132 ans.

La Bolivie a perdu sa côte de 400 kilomètres sur le Pacifique dans la Guerre du Pacifique contre le Chili en 1879.

FKB

 

Sources:

Carlos Corz, « No se pide regalos a Chile, aclara el Canciller», La Razón, 13 juin 2011.

« Bolivia espera retomar la agenda con Chile sin desistir de la demanda internacional », EFE, 12 juin 2011.

« Excancilleres bolivianos respaldaron demanda marítima », Prensa latina, 13 juin 2011.

« Ex cancilleres de Bolivia instan a unidad nacional por demanda a Chile », Nación, 14 juin 2011

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