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29 septembre 2011

Le Venezuela réagit à la demande d'extension du plateau continental du Guyana

Type de publication : Articles

Le Venezuela considère que la demande guyanaise faite à la Commission des limites du plateau continental de l’Organisation des Nations Unies (ONU) concernant l’extension de son domaine maritime crée une « situation irrégulière ». Il affirme que le gouvernement guyanais ne l’a pas avisé avant de déposer sa requête le 7 septembre dernier, alors qu’un litige territorial perdure depuis plus de 50 ans entre les deux États. Dans son communiqué du 26 septembre, la chancellerie vénézuélienne exprime sa « préoccupation » à l’égard du comportement du gouvernement du Guyana qui « ne l’a pas informé préalablement de son action ». Elle ajoute que l’administration d’Hugo Chávez « continuera à défendre fermement les intérêts vitaux de son pays à travers les mécanismes de dialogue internationaux ».

Pour sa part, le Guyana nie avoir dissimulé les démarches qu’il avait entreprises afin d’étendre son plateau continental. Le ministère guyanais des Affaires étrangères affirme que le gouvernement a envoyé une note diplomatique à ce sujet à l’ambassade vénézuélienne le 13 mai 2009. Cette dernière contenait les informations relatives à la demande faite au Secrétariat général de l’ONU à ce sujet. Toutefois, les limites de la zone revendiquée ont été modifiées par la suite en raison de données sismiques obtenues postérieurement à cette date.

Le plateau continental est le prolongement naturel du continent selon la Convention des Nations Unies sur le droit de la mer (CNUDM) et s’étend sur une distance allant jusqu’à 200 milles marins à partir des lignes de base. Un État riverain peut solliciter une extension supplémentaire de son plateau auprès de la Commission des limites du plateau continental de l’ONU. Les demandes faites en ce sens par le Guyana, tout comme celles faites par la République de Trinidad-et-Tobago et par la Barbade, chevauchent le domaine maritime oriental revendiqué par le Venezuela qui n’est pas signataire de la CNUDM.

La requête guyanaise revêt une importance particulière puisque l’extension du plateau continental, en plus de permettre l’accès éventuel à des réserves de gaz et de pétrole supplémentaires, se superpose à une querelle plus ancienne entre le Venezuela et le Guyana qui se disputent la souveraineté d’une région mitoyenne appelée « Territoire Esequibo ».

SD

 

Sources :

« Caracas fustiga solicitud “irregular” de Guyana », ANSA, 26 septembre 2011

« Chavez, en alerta por pedido de Guyana », ANSA, 27 septembre 2011

« Guyana asegura que informó a Venezuela de su petición de extender frontera », Univision, 27 septembre 2011

« Venezuela expresa su preocupación por la notificación limítrofe de Guyana ante la ONU », EFE, 26 septembre 2011

« Venezuela ratifica defensa de intereses en disputa con guyana», Univision, 26 septembre 2011

Theis, Reyes, « La plataforma continental otorga soberanía », El Universal, 26 septembre 2011 Theis, Reyes, « Guyana desconoce relamo venezolano », El Universal, 26 septembre 2011

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