Bandeau UL

Archives

12 janvier 2012

e président iranien entame sa cinquième tournée en Amérique latine

Type de publication : Articles

La tournée du président iranien Mahmud Ahmadineyad en Amérique latine prend place dans un climat de tension généré par les développements du programme nucléaire de son gouvernement. Les intentions manifestées par l’Union européenne de cesser de se procurer du pétrole iranien, en parallèle aux sanctions déjà mises de l’avant par les États-Unis, pourraient aggraver la crise de l’économie iranienne aux prises avec d’importantes difficultés. Dans cette perspective, le président Ahmadineyad cherche à se rapprocher de ses alliés en Amérique latine.

À cet effet, il a entamé en début de semaine une tournée de cinq jours qui inclut des escales au Venezuela, au Nicaragua, à Cuba et en Équateur, des pays membres de l’Alliance bolivarienne pour les peuples de notre Amérique (ALBA), un bloc régional qui s’oppose ouvertement aux États-Unis. Le président iranien s’est d’abord entretenu avec M. Hugo Chavez à Caracas lundi, pour ensuite assister à l'investiture de son homologue nicaraguayen M. Daniel Ortega à Managua mardi, visiter La Havane mercredi et terminer sa tournée en compagnie de M. Rafael Correa en Équateur jeudi, le tout pour renforcer la coopération sur les plans politiques et économiques avec ces dirigeants.

Selon l’analyste politique Ramiro Escabar, en déclarations au journal El Comercio, le président Ahmadineyad viendrait dans la région pour renforcer les liens avec les pays de l’ALBA principalement sur la question pétrolière. D’autre part, selon les experts du Centre pour la stratégie et les études internationales, situé à Washington, l’Iran serait intéressé à exploiter les mines d’uranium tant au Venezuela qu’en Équateur, et ce, en échange d’investir des millions de dollars dans des projets de développement économique pour la région.

Au cours des dernières années, l’Iran a ouvert diverses succursales bancaires et entreprises de transport au Venezuela, et ses investissements en Équateur ont passé de 6 millions $ US à 168 millions $ US en moins d’une année. Sa présence économique ne cesse de croître malgré le fait que certains pays attendent toujours leurs promesses, dont le Nicaragua qui espère toujours les investissements de 350 millions $ US prévus par le gouvernement iranien pour la construction d’un port d’eaux profondes. « Téhéran cherche depuis déjà un bon moment à tirer profit des sentiments anti états-uniens sur les plans commerciaux et diplomatiques avec des pays comme le Venezuela qui sont prêts à l’appuyer », signale Jonathan Marcus, correspondant à la BBC.

Washington suit actuellement de près l’itinéraire du président iranien et a informé le Nicaragua et l’Équateur, à travers de communications téléphoniques, « des sanctions auxquelles ils s’exposent dans l’éventualité où ils approfondiraient leurs liens avec l’Iran ».

JM

 

Sources :

Delucchi, Gloria « Presidente de Iran inicia en Venezuela gira por América Latina », El Morro Cotudo/La Tercera/CNN, 11 janvier 2012

« Fortalecerá relaciones gira de presidente de Irán por América Latina », La Cronica de Hoy, 10 janvier 2012

Fraga, Rosendo « Gira del presidente iraní por la région », La Nacion, 11 janvier 2012

« Quinta visita a América Latina: ¿qué busca el presidente de Irán? », Semana, 9 janvier 2012

« Vigila EU gira de Irán », A.M/AP, 11 janvier 2012

Abonnez-vous

Pour tout savoir sur l'actualité des Amériques et sur les activités du CEI, entrez votre adresse courriel pour vous abonner à notre liste de diffusion.

Zone audio-vidéo

Vous pouvez visionner et écouter nos productions en format Podcast. Vous pouvez vous abonner ou les écouter sur iTunes.

Calendrier

  • CEI
  • Amériques

Suivez-nous

Suivez nos nouveautés sur notre page Facebook ou en vous abonnant à notre fil RSS. Utilisez les icônes ci-bas.

Nos partenaires

OPALC CRDIP OdA OEA

Conception et réalisation : Centre de services en TI et en pédagogie (CSTIP).
Tous droits réservés. © 2012 Université Laval