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17 juin 2013

La Déclaration de San José recommande la redéfinition des critères de classification des pays à revenu intermédiaire

Type de publication : Articles

Adoptée à l’occasion de la première « Conférence de haut niveau des pays à revenu intermédiaire » qui s’est tenue la semaine dernière au Costa Rica, la Déclaration de San José recommande la redéfinition des critères de classification des pays ainsi désignés.

Ont pris part à cette rencontre Taizo Nishikawa, directeur général adjoint de l’Organisation des Nations unies pour le développement industriel (ONUDI), Nestor Osorio, président du Conseil économique et social des Nations unies (ECOSOC) et Yoriko Yasukawa, coordonnateur pour le Costa Rica du Programme des Nations unies pour le développement (PNUD), ainsi que plusieurs représentants des pays à revenu intermédiaire.

Les représentants de ces pays ont décidé de promouvoir au sein des institutions financières internationales une dynamique nouvelle qui favorisera la prise en compte, par les Nations unies, de nouveaux paramètres d’évaluation économique et de classification des pays à revenu moyen. En réalité, cette décision est le résultat de nombreuses frustrations économiques et politiques longtemps accumulées par ces pays qui ne comprennent pas pourquoi le « système onusien actuel utilise le revenu par habitant comme seul critère pertinent et efficace d’évaluation » du niveau de développement d’un pays. « Avec ce système de classification, il est ahurissant de constater que sur une même liste se retrouvent des pays comme le Nicaragua et le Paraguay, ou des pays comme le Qatar, la Chine et la Corée du Sud », souligne l’agence de presse EFE. Dans cette perspective, la Déclaration de San José invite les Nations unies à prendre en compte d’autres paramètres d’évaluation en plus du « revenu par habitant » afin d’indiquer formellement le niveau de développement de chaque pays. Parmi ceux-ci, elle évoque « les avancées technologiques, les inégalités sociales et la pauvreté ».

Par ailleurs, à travers cette déclaration, les pays à revenu intermédiaire s’engagent à promouvoir de nouvelles formes de coopération Sud-Sud afin de « lutter efficacement contre la pauvreté et de progresser ainsi vers un développement local durable en phase avec les réalités du moment ». C’est dans ce contexte que l’Alliance bolivarienne pour les peuples d’Amérique (ALBA) a indiqué l’« intérêt de prendre en compte les modèles et approches de développement de chaque pays dans le cadre de la promotion de l’industrie verte ».

Le second vice-président du Costa Rica, Louis Liberman, s’est dit satisfait de la Déclaration de San José en ce qu’elle réaffirme l’urgence de mettre en place un plan d’action susceptible d’apporter des solutions aux problèmes structurels qui affectent les pays dits à revenu intermédiaire. Les données fournies par la déclaration indiquent que ces pays représentent 70 % de la population mondiale et que 7 habitants de ces pays sur 10 vivent en deçà du seuil de pauvreté.

CBM

 

Sources 

« Países de Renta Media insisten en que se redefinan los criterios para ubicarlos en esa clasificación ». El Financiero, 14 juin 2013 

« Países se unen para redefinir concepto de "renta media" y buscar cooperación ». EFE, 14 juin  2013 

« Países de renta media comprometidos a trabajar juntos ». Ansa, 14 juin 2013  

« Países de renta media proponen cambios en clasificación sobre desarollo ». Spanish People.com, 15 juin 2013 

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