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5 mars 2013

Le président Lobo refuse de dévaluer précipitamment le lempira

Type de publication : Articles

Le président du Honduras, Portfirio Lobo, a affirmé mercredi dernier qu’il ne dévaluera pas de façon accélérée la devise hondurienne — le lempira — même si cela pourrait entraver la signature d’un accord éventuel avec le Fonds monétaire international (FMI). L’organisation internationale suggère, entre autres, d’accroître le rythme de dévaluation annuelle de cette monnaie qui est actuellement inférieur à 5%. Le président Lobo s’y refuse et considère devoir garantir une certaine stabilité à son peuple. Il estime par ailleurs que les principaux problèmes économiques que connaît son pays sont attribuables notamment à la crise financière de 2009 ainsi qu’à « la dette interne qui persiste depuis 2007 ».

Rappelons que l’administration Lobo est parvenue à signer un accord de confirmation avec le FMI en 2010 afin d’obtenir du financement de la part de ce dernier. Cette entente est venue à échéance l’an dernier. Le nouveau gouvernement élu en 2014 devrait être en mesure de conclure un accord similaire, selon la présidente de la Banque centrale du Honduras, María Elena Mondragón. 

À ce sujet, l’agence de notation financière Moody’s juge qu’il est peu probable que Tegucigalpa en vienne à un accord de la sorte cette année avec l’organisation internationale à cause des élections présidentielle et législative de novembre prochain. Tout comme sa concurrente Standard & Poor’s, l’agence Moody’s a d’ailleurs abaissé la cote du pays la semaine dernière en raison de la détérioration de la situation financière de ce dernier. Il faut savoir que la dette nette du Honduras pourrait atteindre plus de 30% de son produit intérieur brut (PIB) en 2013.

Le représentant régional du FMI pour l’Amérique centrale, Fernando Delgado, estime quant à lui que cette nation — la seconde plus pauvre du continent américain — doit effectuer des ajustements macro-économiques et surtout fiscaux. À son avis, la hausse du taux de croissance économique ainsi que la réduction de la pauvreté affligeant la région centraméricaine dépendent de l’augmentation des investissements publics dans les infrastructures et dans les dépenses sociales. Il considère par ailleurs que la correction des « failles fiscales » passe principalement par des réformes structurelles.

SD

 

Sources :

Muñoz, Armando, « Honduras necesita más ajustes fiscales : Sugiere el FMI », La Prensa (Honduras), 28 février 2013

« Honduras espera firmar en 2014 nuevo acuerdo con FMI », Prensa Latina, 28 février 2013

« Prevén firma de acuerdo entre Honduras y FMI en 2014 », UPI, 27 février 2013

« Moody’s baja perspectiva de calificación de Honduras a negativa », Reuters, 26 février 2013

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