Bandeau UL

Archives

17 janvier 2013

Le Brésil et la Colombie abordent l'après-Chávez

Type de publication : Articles

Alors que l’état de santé du président Hugo Chávez continue d’alimenter les débats au Venezuela, des pays voisins comme le Brésil et la Colombie se préparent à sa succession.

Élu en octobre 2012 pour un quatrième mandat de six ans, le président Chávez, qui se trouve actuellement à La Havane (Cuba), devait prêter serment le 10 janvier dernier. C’est le vice-président Nicolas Maduro qui assure l’intérim alors que le Tribunal suprême de justice (TSJ) a décidé la semaine dernière que le président Chávez pourra entrer en fonction ultérieurement. L’opposition a qualifié cette décision d’inconstitutionnelle. La plupart des pays de la région ont apporté leurs soutiens au président Chávez et des dirigeants se sont même rendus à Cuba pour s’enquérir de son état de santé.  

Le président colombien, Juan Manuel Santos, a tout abord remercié Caracas pour son soutien dans le processus de paix engagé avec les Forces armées révolutionnaires de Colombie (FARC) et il a ensuite déclaré « qu’il espère que si le président Chávez meurt, vice-président Nicolas Maduro maintiendra la collaboration que nous avions avec le président Chávez ». En effet, le Venezuela, comme le Chili, a participé en tant que pays ami facilitateur aux négociations entre le gouvernement colombien et les FARC qui ont débuté en octobre dernier à Oslo (Norvège). Les relations entre les deux pays n’ont pas toujours été sans tension, Bogotá accusant Caracas à plusieurs reprises de soutenir les FARC, notamment sous la présidence d’Álvaro Uribe.

 

Le Brésil aurait quant à lui fait savoir qu’il avait demandé au vice-président Maduro d’organiser le plus tôt possible des élections présidentielles si le président Chávez ne survivait pas à sa maladie. Brasilia considère que cela constitue « la meilleure façon d’assurer la transition démocratique pacifique ». Brasilia aurait également informé le leader de l’opposition, Henrique Capriles, de son souhait de voir toutes les forces politiques prendre leurs responsabilités et ainsi permettre au pays de sauvegarder la paix et la stabilité si le président Chávez venait à mourir. Cette implication brésilienne dans la résolution de la crise vénézuélienne s’expliquerait entre autres par une volonté « d’éviter l'intervention américaine, car cela ne ferait qu'empirer la situation ».

En cas de décès du président, la constitution du Venezuela prévoit un délai de trente jours pour organiser de nouvelles élections présidentielles.      

MLS

 

Sources

« Santos espera colaboración de Maduro sobre las FARC "si Chávez muere" » BBC Mundo, 15 janvier 2013.

« Santos confía en que Maduro también respalde el proceso de paz con las FARC "si Chávez se muere" » Europa Press, 15 janvier 2013.

« Brasil pide a Maduro que celebre elecciones si Chávez muere » Europa Press, 15 janvier 2013.

Abonnez-vous

Pour tout savoir sur l'actualité des Amériques et sur les activités du CEI, entrez votre adresse courriel pour vous abonner à notre liste de diffusion.

Zone audio-vidéo

Vous pouvez visionner et écouter nos productions en format Podcast. Vous pouvez vous abonner ou les écouter sur iTunes.

Calendrier

  • CEI
  • Amériques

Suivez-nous

Suivez nos nouveautés sur notre page Facebook ou en vous abonnant à notre fil RSS. Utilisez les icônes ci-bas.

Nos partenaires

OPALC CRDIP OdA OEA

Conception et réalisation : Centre de services en TI et en pédagogie (CSTIP).
Tous droits réservés. © 2012 Université Laval