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13 décembre 2012

Conférence de Doha sur les changements climatiques : un bilan préoccupant aux yeux des pays latino-américains

Type de publication : Articles

Samedi dernier, la 18e Conférence des Parties (COP-18) à la Convention-cadre des Nations unies sur les changements climatiques (CCNUCC) s’est clôturée après quinze jours de négociations visant à reconduire le Protocole de Kyoto pour une 2e période d’engagement. Alors que la Banque mondiale et l’Agence internationale de l’énergie estiment que le réchauffement de la planète pourrait atteindre ou dépasser les 4 °C d’ici la fin du siècle si rien n’est fait pour freiner la tendance, les pays d’Amérique latine ont porté à Doha un message d’appui unanime aux initiatives visant à réduire les émissions de gaz à effet de serre.

Durant la conférence, les représentants du Brésil ont travaillé de front avec leurs homologues de l’Afrique du Sud, de l’Inde et de la Chine, afin que les nations les plus développées s’engagent à atteindre des cibles de réductions des gaz à effets de serre plus « ambitieuses » et « crédibles ». Le Brésil a affirmé auprès de médias officiels qu’il était pour sa part sur la voie d’atteindre les cibles d’engagement volontaires qu’il s’était fixées à Copenhague (COP15) en 2009, soit une réduction de l’ordre de 36 % par rapport aux prévisions de 2020.

Parmi les initiatives proposées par les pays latino-américains pour lutter contre le réchauffement planétaire, la préservation des forêts équatoriales a été évoquée à plusieurs reprises. En réponse à cet enjeu, l’Équateur a présenté le programme « Yasuni ITT » qui concerne la protection d’un parc national équatorien riche en ressources pétrolières en échange d’un financement de la communauté internationale qui bénéficie en contrepartie des services environnementaux émanant de cette forêt riche en biodiversité.

Du côté du Nicaragua, la ministre de l’Environnement et des Ressources naturelles du pays, Mme Juana Argeñal, a signifié à la presse qu’elle tentait de faire reconnaître la région de l’Amérique centrale comme étant l’une des régions du globe les plus menacées par le changement climatique. D’autre part, le Paraguay s’est dit davantage préoccupé par la définition de stratégies de réduction des risques de catastrophes afin d’assurer aux pays en développement les moyens de faire face aux pertes et aux dommages associés aux répercussions du changement climatique. Finalement, le Venezuela a profité de l’occasion pour présenter son programme écosocialiste couvrant une période allant de 2013 à 2019.

Les négociations, qui se sont achevées après une prolongation de vingt-quatre heures, ont finalement mené de justesse à la conclusion d’une entente qui ouvre la voie à un accord global engageant les pays dans la deuxième phase du protocole de Kyoto d’ici à 2015. Puisque l’« acte II » de Kyoto n’encadrera que 15 % des émissions de la planète, soit celles de l’Australie, de l’Union européenne et d’une dizaine d’autres pays, les défenseurs de l’environnement se sont dits déçus de « la mauvaise volonté » et du « manque d’engagements fermes » émanant des grands pays industrialisés.

JM

 

Sources :

« América Latina va a Cumbre de Doha en defensa de Protocolo de Kioto », Bolivia.com/EFE, 26 novembre 2012

« Doha : comment financer la préservation des forêts équatoriales ? », Sciences et Avenir, 7 décembre 2012

« Doha: le protocole de Kyoto est prolongé de justesse jusqu'en 2020 », Le Devoir, 8 décembre 2012

« Se desinfla cumbre de cambio climático en Doha », El Tiempo, 28 novembre 2012

« Venezuela con modelo ecosocialista a Cumbre de Doha », Prensa Latina, 27 novembre 2012

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