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11 décembre 2012

L'Amérique latine demeure un terreau fertile pour la corruption

Type de publication : Articles

Plusieurs gouvernements latino-américains demeurent fortement corrompus selon l’Indice de perception de la corruption de Transparency International. L’organisation non gouvernementale a dévoilé mercredi dernier à Berlin, en Allemagne, son classement annuel regroupant 176 pays et territoires. Ce dernier se base sur les données recueillies par 13 enquêtes internationales portant, entre autres, sur la fiabilité des gouvernements locaux et nationaux, la mise en application des lois anticorruption, l’accès aux informations gouvernementales et les conflits d’intérêts. Les pays sont classés en fonction de la perception du niveau de corruption de leur secteur public.

Selon Transparency International, dans les Amériques, le Venezuela et Haïti, qui occupent le 165e rang du classement, ainsi que le Paraguay, qui se situe à la 150e position, sont perçus comme étant les plus corrompus. Ils se retrouvent au bas de la liste près de l’Afghanistan, de la Corée du Nord et de la Somalie qui en occupent le dernier rang.

À l’autre bout du spectre trônent les nations considérées comme étant les moins corrompues de la planète soient le Danemark, la Finlande et la Nouvelle-Zélande. Dans l’hémisphère occidental, les États les mieux classés sont le Canada, la Barbade et les États-Unis qui se situent respectivement au 9e, 15e et 19e rang ainsi que le Chili et l’Uruguay qui occupent tous deux le 20e rang. Les autres pays du continent se retrouvent dans la moitié inférieure du classement.

En fait, bien que l’Amérique latine ait connu un boom économique au cours de la dernière décennie, ce qui a contribué à réduire la pauvreté, la région demeure l’une des plus inégalitaires au monde. Les spécialistes de l’ONG estiment que la corruption généralisée accentue les inégalités, affaiblit les démocraties, incite à la violence et constitue un terreau fertile à la criminalité.

« L’Indice de perception de la corruption 2012 démontre que les sociétés continuent de payer le prix fort de la corruption », a affirmé par le biais d’un communiqué Huguette Labelle, présidente de Tranparency International. À son avis, « les gouvernements doivent intégrer des actions de lutte contre la corruption dans toutes les prises de décisions publiques. Parmi les priorités figurent l’amélioration des règles en matière de lobbying et de financement politique, la transparence accrue des dépenses et de la passation des marchés du secteur public et la plus grande responsabilisation des organismes publics vis-à-vis de leurs citoyens ».

L’organisation présente son classement annuel des pays en fonction de l’Indice de perception de la corruption depuis 1995.

SD

 

Sources :

Garibian, Pablo, « Latinoamérica sigue acosada por corrupción : Transparencia Internacional »,  Reuters, 5 décembre 2012

« Uruguay entre los 20 países con menor corrupción del mundo », UNoticias, 5 décembre 2012

« Según Transparancia Internacional : Honduras en 133 lugar de percepción de corrupción », La Tribuna, 6 décembre 2012

« Corruption still widely perceived as pervasive – Transparency and accountability are focal points for United States », communiqué de Transparency International, 5 décembre 2012

« Les gouvernements doivent entendre le rejet général de la corruption dans le monde », communiqué de Transparency International, 5 décembre 2012

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