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7 décembre 2012

L'Argentine dépose une plainte contre l'UE, les États-Unis et le Japon à l'OMC

Type de publication : Articles

La semaine dernière, l’Argentine a porté plainte contre l’Espagne, l’Union européenne (UE), les États-Unis et le Japon devant l’organe de règlement des différends de l’Organisation mondiale du commerce (OMC) pour entrave à l’entrée des citrons, du biodiesel et de la viande bovine. 

Buenos Aires reproche entre autres à Washington d’empêcher l’accès de ses citrons et de sa viande bovine au marché américain et accuse l’UE et l’Espagne de bloquer ses exportations de biodiesel. Selon le ministre argentin des Relations extérieures, Hector Timerman, qui a annoncé la nouvelle, cette décision intervient après l’échec des négociations entre son gouvernement, l’UE et les États-Unis. Il s’agit selon Timerman d’atténuer les dommages qui subissent les producteurs argentins et de sauvegarder des emplois. De son côté, la Commission européenne a jugé cette décision du gouvernement argentin « totalement injustifiée et sans fondement ».

En réponse à cette plainte, l’UE, les États-Unis et le Japon ont décidé de déposer une demande d’arbitrage devant l’OMC concernant les restrictions de l’Argentine par rapport à leurs exportations. L’UE reproche notamment à l’Argentine d’avoir mis depuis plus d’un an et demi des mesures restrictives qui pénalisent ses exportations. Le commissaire européen au commerce, Karel De Gucht, a déclaré que ces mesures « vont à l’encontre des normes internationales » et que cette action coordonnée entre Bruxelles, Washington et Tokyo constitue « le dernier recours pour mettre fin aux pratiques discriminatoires de l'Argentine et pour rétablir le libre-échange ». Pour le représentant américain au commerce, Ron Kirk, « il y a un système discrétionnaire d'autorisations qui pèse de manière injuste sur les exportations américaines ».

Le ministre Timerman a déclaré que son gouvernement « déplore ces plaintes intempestives à l’encontre de son pays ». Il a aussi fustigé l’attitude de la Commission européenne qui selon lui « répond par une action généraliste qui cherche à distraire l’opinion publique au lieu de résoudre les barrières commerciales dont souffrent des produits argentins ».

Cette plainte intervient quelques mois après celle déposée par l’UE, les États-Unis et le Japon contre l’Argentine à la suite de l’adoption de restrictions à l’importation par cette dernière en 2011 afin d’équilibrer sa balance commerciale. Par ailleurs, les relations entre Buenos Aires et l’UE et avec l’Espagne en particulier, sont tendues depuis la nationalisation par la présidente Kirchner de la compagnie pétrolière YPF, filiale de l’entreprise espagnole Repsol.

MLS

 

Sources

« Argentina refuta a la UE y asegura que la norma española denunciada ante la OMC sigue vigente » Europa Press, 6 décembre 2012. 

« La UE pide a la OMC que se pronuncie sobre la legalidad de las restricciones argentinas » Europa Press, 6 décembre 2012.  

« La UE ve "totalmente injustificada" la queja de Argentina ante la OMC contra España » Europa Press, 6décembre 2012.

« Argentina demanda a España, la UE y EEUU por restricciones al libre comercio » Europa Press, 5 décembre 2012.

« Argentina consideró lamentable postura de Comisión Europea » Prensa latina, 6 décembre 2012.

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