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26 novembre 2012

LA CIJ modifie la frontière entre la Colombie et le Nicaragua

Type de publication : Articles

La Cour internationale de Justice (CIJ) de La Haye a rendu la semaine dernière son verdict sur le litige frontalier entre la Colombie et le Nicaragua. Elle a attribué au Nicaragua une importante zone maritime jusque là gouverné par la Colombie et elle a reconnu la souveraineté colombienne sur les îles et les îles de San Andrés, Providencia et Santa Catalina et les cayes qui les entourent.

La frontière entre la Colombie et le Nicaragua a été définie par le traité Esguerra-Bárcenas de 1928. Managua a jugé ce traité non valide dans les années 1980, car il a été signé pendant l’occupation américaine avant de saisir la CIJ en 2001. Cette dernière reconnut en 2007 la souveraineté colombienne sur les îles de San Andrés et Providencia ainsi que la demande nicaraguayenne d’une nouvelle délimitation frontalière maritime. La CIJ a donc décidé que la zone maritime colombienne se limitera au méridien 80 et non au méridien 82 comme le souhaitait Bogotá, élargissant ainsi « l’étendue des eaux territoriales du Nicaragua à 200 miles nautiques sur tous les points de la ligne limitrophe ».

Pour le président nicaraguayen, Daniel Ortega, il s’agit d’une « victoire nationale ». Le représentant du Nicaragua à La Haye, Carlos Arguello Gomez, parle d’une décision historique permettant à son pays de disposer « du droit exclusif d'exploiter les ressources de pêche abondantes dans cette portion de la mer ainsi que le pétrole et le gaz qui se trouvent sous les fonds marins ». La présidente de la Cour suprême de justice, Alba Luz Ramos Vanegas, a déclaré que son pays n’exclue pas de « recourir aux Nations unies pour l’application de la sentence de la CIJ ».

Selon le président colombien, Juan Manuel Santos, « des omissions, des erreurs, des excès et des incohérences » ont été commis par la CIJ tout en saluant « le jugement définitif et sans appel » de la souveraineté colombienne sur San Andrés, Providencia et Santa Catalina. Le président du Congrès colombien, Roy Barreras, a déclaré que le Congrès n’approuvera pas une réforme constitutionnelle pour changer la carte de la Colombie ». Par ailleurs, la ministre des Affaires étrangères, Maria Angela Holguín, a fait savoir que son gouvernement étudie sérieusement la possibilité de se retirer du pacte de Bogotá de 1948 qui reconnait la juridiction de la CIJ.

Une des rares réactions des pays de la région vient du Costa Rica qui a annoncé avoir « pris note » de cette décision et qu’il évaluera les conséquences sur ses droits et intérêts sur la mer des Caraïbes.

MLS

 

Sources

« Corte de La Haya modifica límites entre Nicaragua y Colombia en el Caribe » BBC Mundo, 19 novembre 2012.

« Nicaragua, Colombia y el fallo de la Corte de La Haya: ¿quién gana y quién pierde? » BBC Mundo, 20 novembre 2012.

« La CIJ concede a Colombia la soberanía sobre los cayos de San Andrés » Europa Press,  19 novembre 2012.

« Nicaragua podría recurrir a la ONU para hacer cumplir la sentencia de la CIJ » Europa Press, 23 novembre 2012.

« El Gobierno colombiano aboga por no reconocer la jurisdicción de la CIJ » Europa Press, 23 novembre 2012.

« La Colombie et le Nicaragua devant la Cour internationale de Justice » CEI, 24 avril 2012.

« Ortega: El fallo sobre la disputa territorial, una "victoria nacional"» Europa press, 20 novembre 2012.

« Costa Rica "toma nota" del fallo de la CIJ por las consecuencias sobre sus derechos » Europa Press, 20 novembre 2012.

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