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15 novembre 2012

L'agriculture en Amérique latine est marquée par d'importants changements structurels

Type de publication : Articles

Un récent rapport publié conjointement par la Commission économique pour l'Amérique latine et les Caraïbes (CEPALC), l’Organisation des Nations unies pour l’alimentation et l’agriculture (ONUAA) ainsi que l'Institut interaméricain de coopération pour l'agriculture (IICA) jette une nouvelle lumière sur les perspectives de l’agriculture et du développement rural dans les Amériques. Incluant un chapitre spécial sur la propriété terrienne dans la région, la publication fait notamment un portrait de l’agriculture, de l’élevage, des forêts, des pêches et du développement rural dans la région.

Mme Alicia Bárcena, secrétaire générale de la CEPALC, soutient dans ce rapport que la conjoncture économique est favorable pour promouvoir le rôle de l’État dans la provision de biens publics pour l’agriculture. Selon elle, une meilleure participation des acteurs du secteur agricole dans les processus d’élaboration des politiques et une meilleure collaboration entre les secteurs public et privé pourraient permettre d’accroitre l’investissement dans les domaines de la recherche et du développement du secteur agricole. Le directeur général de l’IICA, M. Víctor Villalobos, abonde également en ce sens, en affirmant que l’investissement en recherche, en développement et en innovation visant à générer de nouvelles technologies, notamment dirigées vers les petits producteurs, apporterait une réponse à la brèche de productivité observée dans la région.

En ce qui concerne la propriété foncière, le rapport signale que la région continue d’être caractérisée par d’importants changements structurels, parfois paradoxaux, tels que la multiplication des petites propriétés et la concentration des terres. En effet, l’Amérique latine compte des millions de petites exploitations paysannes qui coexistent avec des exploitations de tailles moyennes et grandes, générant ainsi une structure agraire très hétérogène. Au sein de celle-ci, les tensions entre les paysans ayant ou non l’accès à la terre et les grands propriétaires terriens se manifesteraient de façon marquée. Le phénomène de « l’accaparement des terres » est également mis en relief comme étant un facteur qui freinerait significativement l’investissement dans le domaine agricole en plus de générer de profonds conflits sociaux dans la région.

Selon les experts impliqués dans la rédaction de ce rapport, la décélération importante du taux de croissance du produit intérieur brut observé dans plusieurs pays de la région n’aura néanmoins pas empêché les gouvernements d’exercer des politiques fiscales contre-cycliques et de renforcer les réseaux de protection sociale de façon à répondre aux besoins des populations les plus vulnérables.

JM

 

Sources :

« Advierten sobre la concentración de tierras en América latina », Uno/La Capital, 14 novembre 2012

« Agricultura de América Latina ante desaceleración económica », Ansa Latina, 11 novembre 2012

« Avanza la concentración de la tierra en América Latina », Diario Democracia, 14 novembre 2012

« Comunicados Prensa 2010: Nuevo informe de FAO, CEPAL e IICA presenta radiografía de la agricultura y el desarrollo rural en la région », IICA, 2012. 

« La concentración de tierra en América Latina vive un cambio profundo, dice un informe », EFE, 1er novembre 2012

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