Bandeau UL

Archives

26 octobre 2012

L'Uruguay dépénalise l'avortement

Type de publication : Articles

Le président uruguayen, José Mujica, a signé la semaine dernière la loi promulguant la dépénalisation de l’avortement, une première en Amérique du Sud.

Cette loi a d’abord été votée par les députés le 25 septembre dernier avant d’être approuvée par le Sénat la semaine dernière après cinq heures de discussion. Elle prévoit que toute femme désirant avorter devra le faire dans les douze premières semaines et après avoir rencontré une commission composée entre autres de médecins et d’assistants sociaux afin d’évaluer les raisons, les risques et la portée de l’avortement. Après cet entretien, la femme disposera de cinq jours de réflexion pour ensuite prendre la décision d’avorter ou de poursuivre sa grossesse.

Par ailleurs, la loi stipule que les personnes âgées d’au moins 18 ans peuvent avorter, mais que les mineures doivent obtenir une autorisation parentale. Les personnes mineures qui ne peuvent avoir cette autorisation ont la possibilité de saisir un juge qui devra se prononcer dans les trois jours. 

Le président Mujica a déclaré qu’il respecte l’opinion de ceux qui sont contre cette décision et il a souligné que cette dépénalisation de l’avortement permettra « de sauver plus de vies ». Quant à l’Église catholique du pays, elle a pris la décision d’excommunier tous les parlementaires qui ont voté pour cette loi. Des organisations politiques et sociales ont également exprimé leur opposition à cette dépénalisation devant l’Organisation des États américains (OEA). Ces organisations s’appuient sur la Convention américaine des droits de l’Homme ou Pacte de San José du 22 novembre 1969 dont l’Uruguay est signataire et qui stipule que « le droit à la vie doit être protégé dès le moment de la conception ». Ils espèrent montrer dans les prochains mois que cette dépénalisation est contraire au Pacte de San José.

La loi entrera en vigueur dans les 30 jours. Une loi similaire avait été votée en 2008 par le parlement de l’époque, mais elle a été bloquée par le veto de l’ancien président, Tabaré Vázquez. Avec cette loi, l’Uruguay devient après Cuba le second pays latino-américain à autoriser l’avortement. Il reste donc à savoir si le cas uruguayen se reproduira dans les autres pays de la région.

MLS

 

Sources

 

« El Senado de Uruguay aprueba la despenalización del aborto » Europa Press, 17 octobre 2012.

« Presidente de Uruguay ratifica la ley que despenaliza el aborto » BBC Mundo, 23 octobre 2012.

« Organizaciones uruguayas anti-aborto denunciarán ley de despenalización ante OEA » BBC Mundo, 25 octobre 2012.

« Ya es Ley: Mujica firmó y promulgó la despenalización del aborto en Uruguay por la sola voluntad de la mujer » La Red 21, 25 octobre 2012.

Abonnez-vous

Pour tout savoir sur l'actualité des Amériques et sur les activités du CEI, entrez votre adresse courriel pour vous abonner à notre liste de diffusion.

Zone audio-vidéo

Vous pouvez visionner et écouter nos productions en format Podcast. Vous pouvez vous abonner ou les écouter sur iTunes.

Calendrier

  • CEI
  • Amériques

Suivez-nous

Suivez nos nouveautés sur notre page Facebook ou en vous abonnant à notre fil RSS. Utilisez les icônes ci-bas.

Nos partenaires

OPALC CRDIP OdA OEA

Conception et réalisation : Centre de services en TI et en pédagogie (CSTIP).
Tous droits réservés. © 2012 Université Laval