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27 septembre 2012

FMI : l'Argentine ne compte céder à aucune menace

Type de publication : Articles

Lors d’un discours prononcé mardi devant l’Assemblée générale de l’Organisation des Nations unies, la présidente de l’Argentine, Mme Cristina Fernández de Kirchner, a vivement réagi à l’annonce du Fonds monétaire international (FMI) qui s’est dit prêt à sortir le « carton rouge » contre l’Argentine. Lundi, la titulaire du Fonds monétaire international, Mme Christine Lagarde, avait déclaré que l’Argentine était dans l’obligation de remédier aux irrégularités statistiques constatées par l’entité multilatérale, sans quoi elle s’exposerait à la procédure du « carton rouge » qui pourrait mener, à terme, à l’expulsion du pays du FMI.

En début de semaine, Mme Lagarde a été claire dans ses avertissements : l’Argentine bénéficierait de trois mois pour mettre de l’ordre dans ses statistiques et rectifier sa mesure de l'inflation, soupçonnée d'être minorée. En 2011, l'Argentine aurait officiellement déclaré une inflation de 9,5 %, alors que les instituts de recherche privés l'évaluaient à 23 %. Pour la présidente Fernández de Kirchner, le FMI « continue de réclamer des politiques d’ajustement, y compris celle de lundi, menaçant les pays comme l’Argentine (…) ». La présidente a profité de sa tribune au siège des Nations unies pour signifier à Mme Lagarde, en référence au « carton rouge »,  qu’il « ne s’agissait pas d’une partie de football, mais bien de la crise économique et politique la plus grave à se produire depuis les années 1930 » et a averti que son pays ne se soumettrait « à aucune pression, ni menace ».

Selon les règlements du Fonds, l’Argentine devra répondre aux demandes de l’institution avant le 17 décembre prochain, afin d’éviter de faire face à de plus sérieuses conséquences. Les relations houleuses entre l’Argentine et le FMI ne datent toutefois pas d’hier. Depuis janvier 2006, date à laquelle l’ex-président défunt Néstor Kirchner avait réglé en une année une dette de 9 500 millions de dollars auprès de l’entité multilatérale, l’Argentine aurait refusé de se soumettre à une révision de ses données financières par le FMI.

JM

 

Sources :

« Argentina responde con dureza al FMI », El Economista, 25 septembre 2012

« Cristina le dijo al FMI que la Argentina no es un equipo de fútbol », El Tribuno, 25 septembre 2012

« Cristina rechazó con firmeza las amenazas del FMI », La Gaceta, 26 septembre 2012

« Presidenta argentina criticó al FMI », Ansa Latina, 25 septembre 2012

« Statistiques: le FMI prêt au "carton rouge" contre l'Argentine (Lagarde) », Les Echos, 24 septembre 2012

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