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Actes de conférences et de colloques

2 novembre 2013

Compte-rendu de conférence de Susan Keogh (17/10/2013) : La lutte contre le crime organisé transnational en Amérique centrale

Type de publication : Actes de conférences et de colloques

La lutte contre le crime organisé transnational en Amérique centrale

 

Mme Susan Keogh

Agente du service diplomatique des États-Unis

 

Jeudi 17 octobre 2013, 11h30

Salle 3470, Pavillon Charles-De Koninck

 

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L'Amérique centrale constitue une zone de transit par excellence pour la drogue entre les fournisseurs du Sud et les marchés du Nord. En outre, cette région est progressivement devenue une plaque tournante du crime organisé, qui a su profiter d’un bon réseau d’infrastructures, de l'étendue des côtes maritimes et des frontières perméables.

Mme Susan Keogh expliquera le contexte, les menaces actuelles, les défis éventuels ainsi que le rôle que doit jouer la communauté internationale pour assurer un soutien optimal aux cadres stratégiques nationaux de lutte contre le crime organisé. La présentation accordera une attention particulière au cas du Costa Rica.

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Compte-rendu de conférence 


De professeure à diplomate

C’est en nous partageant son cheminement professionnel que Mme Keogh a débuté  la conférence du 17 octobre 2013. Après avoir été professeure pendant 10 ans en Afrique, sa carrière a bifurqué vers la diplomatie. Après un mandat comme Consule des États-Unis au Québec, elle a été envoyée au Pérou en 2004, où elle a participé activement à la lutte contre le narcotrafic. Elle œuvre aujourd’hui au sein du Bureau of international Narcotics and Law Enforcement Affairs (INL) afin de contribuer à la formation destinée aux départements de justice et aux organismes chargés de la sécurité de l’État.

 

Réflexions générales

Mme Keogh nous a ensuite fait part de ses réflexions concernant la lutte contre le crime organisé. Ses années d’expérience lui ont permis de constater que la promotion des droits de la personne se fait avant tout par des effectifs policiers bien formés et bien dirigés qui agissent dans un système transparent. Par ailleurs, elle reconnaît qu’il est primordial de trouver l’origine de la violence et d’arrêter la prolifération de celle-ci en ciblant les grands criminels plutôt que les cultivateurs de coca ou les petits trafiquants. Étant donné que le crime organisé dépasse les frontières, elle affirme qu’il faut favoriser une meilleure collaboration entre les États, d’autant plus que les réseaux criminels agissent dans un contexte de mondialisation croissante. Selon Mme Keogh, tous les États concernés par ce problème doivent participer activement à planification et aux dépenses qu’il engendre, les États-Unis ne devant pas assumer seuls la lutte au crime organisé.


Situation actuelle

Après nous avoir relaté le chemin parcouru par la cocaïne, du champ de coca au consommateur puis de sa prise de valeur à chaque étape du parcours, Mme Keogh a parlé des initiatives récentes dans la lutte contre le crime organisé. D’une part, le gouvernement d’Alvaro Uribe a réussi ces dernières années à démanteler les grands réseaux de trafic de cocaïne colombiens, diminuant ainsi l’insécurité en Colombie. D’autre part, l’Initiative Mérida et l’Initiative CARSI ont accru la coopération entre les États-Unis, le Mexique et l’Amérique centrale dans leur lutte contre le narcotrafic. Malgré ces efforts, il demeure que la criminalité se déplace et se diversifie. Le terrorisme, la cybercriminalité et le trafic d’organes sont quelques-uns des nouveaux défis auxquels doivent faire face les gouvernements des Amériques.

 

Conclusion

En augmentant le coût des activités criminelles, il est possible de diminuer la consommation et la production de drogues dans les Amériques. Or, il faut également s’attendre à un déplacement de la criminalité, notamment vers les Caraïbes. Ce sera aux différentes organisations de planifier ces déménagements et de les prévenir. Au-delà de la lutte au crime organisé, il faudra aussi centrer les efforts gouvernementaux sur les facteurs qui perpétuent la criminalité: la pauvreté, la corruption et les mentalités. 

 

*Susan Keogh mène une carrière au service diplomatique des États-Unis depuis 28 ans. Sa plus récente assignation l’a amené à occuper le poste de chef du bureau de l’application de la loi à San Jose, au Costa Rica; elle a précédemment occupé cette même fonction à Jakarta, en Indonésie. Elle a aussi été consule générale des États-Unis à Québec, de 2001 à 2004. Pendant six ans, elle a dirigé les affaires anti-narcotiques/crime transnational au Pérou, en Colombie et en Bolivie. Elle a également été assignée en Inde et en Érythrée. Mme Keogh a aussi été chargée de relations publiques pendant la Guerre du Golfe; responsable des relations avec l’Afrique du Sud pendant la transition à la démocratie; coordonnatrice adjointe des Grands Lacs de l'Afrique Centrale; ainsi que secrétaire adjointe du Bureau des droits de la personne, de la démocratie et du travail. En 1992, Susan Keogh fut nommée “Dean Rusk Fellow” à l’Université de Georgetown, Washington D.C. Elle a reçu trois maîtrises : l’une du Trinity College de Dublin, l’une de l'Université de Cape Town, et l’autre de la National Defense University de Washington D.C.

 

Pour écouter l'enregistrement de la conférence, cliquez ici

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